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formulées contre le kantisme se tiennent étroitement et, à vrai dire, n'en font qu'une.
La troisième n'est encore, si l'on peut dire, qu'une variante des deux précédentes. Tandis que Leibnitz n'apercevait, entre les intuitions de la sensibilité et les idées de l'entendement, qu'une différence de degré allant du confus au distinct, de l'obscur au clair, Kant avait radicalement séparé la sensibilité de l'entendement. Dans la première, il croyait trouver une réceptivité toute passive d'impressions; dans l'autre, la spontanéité des concepts. Par la sensibilité, l'intuition est « donnée » ; par l'entendement, elle est « pensée ». Or cette distinction aboutit, contre toute attente, à une inextricable confusion. Gomment, par exemple, définir, dans la tbèse criticiste, 1' u objet de la représentation 1 »? Cet objet n'est ni une intuition ni un concept. Sans doute, dit parfois Kant, il est « donné par l'intuition2 »; mais, parfois aussi, l'entendement est considéré comme capable de « penser quelque chose, quoique sans intuition, comme objet en général3 », et ces « concepts d'objet en général... servent de fondement, comme conditions a priori, à toute connaissance expérimentale4 ». Ce sont donc les douze catégories qui sont les formes constitutives de l'objet. Mais que peut être pareil objet? Est-ce la chose en soi? Non, puisque, selon la dialectique trancendantale , celle-ci est reléguée hors de toute connaissance possible, hors de la portée des catégories. Est-ce la représentation? Pas davantage, puisque l'enten-