‹ SchützChapitre 113 sur 146 · Pp · texte numérisé non relu

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surprennent, ce sont les harmonies. Dans le motet Ego enim inique egi , les accords de septième de dominante désignent, tour à tour, les mots dulcedinem et amaritudinem 1 ; les notes si bémol , sol et do dièze sont réunies sur la syllabe forte de miserere , dans Heu milii , Domine1 2 3 4; l'accord de quarte et sixte est mêlé à d émouvantes dissonances, au commencement de Ego sum lui plaga doloris (mes. 4)*\ et, plus loin, les tons se heurtent avec une âpreté croissante dans les passages où Schütz médite sur ces paroles crucia tus tuilabor* ; dans Inter brachia Salvatoi'is mei , la douceur et l’amertume s’allient étrangement, quand on chante et mori cupio 5 ; enfin, dans Ego enim inique egi , le compositeur interprète, à la lettre, ego facinus admisi , en recevant, au lieu d une consonnance approuvée, la septième que Ton tient pour illégitime, et en disposant les voix et dirigeant la modulation au mépris de la règle 6.

Comme dans les psaumeset les autres œuvres, les tons chromatiques servent à exprimer les

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