‹ SchützChapitre 114 sur 146 · Pp · texte numérisé non relu

Pp

paroles passionnées : dans le premier motet, les supplications s’élèvent ainsi par des dimitons successifs A. Dans le 33% il en est de même1 2 et de plus, c’est par l’intervalle d’octave diminuée [fa-fa dièze ) que le soprano et l’alto y chantent miserere mei , comme une grande plainte.

En cette 33e eantio , les motifs chromatiques ont une force particulière : une voix seule, accompagnée de l’orgue, les énonce, en invoquant la pitié du Seigneur ( Domine ne in furore tuo arguas me) : le motet est ainsi traité dans le style des « concerts spirituels » nouvellement mis en pratique. Nous trouvons aussi, dans le motet précédent, une suite chromatique au milieu de la phrase que le ténor dit en solo; elle est jointe à ces mots, et languores nostros [suo Iwore sanavit) 3.

Les caractères du « concert » se remarquent encore dans le 34e motet et dans le 35°. Pour accompagner ces fragments de monodie, la basse continue est nécessaire. Quelquefois même, dans certains passages à deux voix, elle forme une

1. O bone , o dulcïs (voyez te deprecor , p. 5). Schütz emploie aussi des fragments de la gamme par tons (n° i5) et des séries de tierces majeures (n° 19). Voyez l’ouvr. cité de M. Leichtenlritt, pp. 335 et 337-

Page 1