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2. Symphoniae sacrae Ilenrici Sagittarii... varijs Vocihus et Instrumenté accommodatae. A 3. 4. 5. 6... Venise, 1629 (Ed. Spitta, 5e vol.).

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pour une voix seule, avec basse continue et instruments. Deux violons, bien souvent, en forment l'orchestre. En général, les instruments et le chant y répètent les mêmes motifs, présentés d'abord tantôt par la voix, tantôt par les violons : dans Paratum cor meum , Deus (n° 1), c’est le soprano que Ton entend le premier, et les violons ne paraissent que pour reprendre le thème énoncé avec le mot caniabo ; mais ils proposent les quintes ascendantes du second motif [exsur gë), et nouent, en même temps que la voix, la jolie guirlande qui s'étend au-dessus du mot psctllam. Au début d'Exultavit cor meum (n° 2), la joie d’abord annoncée parle chant s’épanouit dans une sinfonia lyrique, et, plus loin, les violons empruntent le motif saccadé que le soprano a émis avec les mots super inimicos ; ils imitent la dernière phrase du ténor, dans Caniabo Domino (n° 4)- Au commencement de Venite ad me (n° 5), ils préludent, en l’ornant, à la demande obstinée du ténor;

avant que le soliste chante, dans la même coin position, tollite jugum meum, la sinfonia (-j-) figure, par un motif ascendant bien cadencé, ce qu’il va dire ; le tendre suave est (A) du ténor sera repris par l’orchestre, qui préludera, ensuite, dans l’aigu, à la mélodie si justement rythmée de et omis meum leve (B.)

et o - nus me . um

Cette « symphonie sacrée » se termine par la

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répétition de l’introduction et de la première partie du chant : essai d’air avec da capo, qui n’est pas unique dans ce recueil, puisque, pour la conclusion de lu te, Domine s per et vi (alto ; violon, trombone ou basson, et basse continue) et de Jubilate Deo( basse; deux flautini, ou deux violons, et continuo ) 2 Schiitz en revient aux phrases par lesquelles il a commencé.

La vivacité des thèmes, la simplicité apparente de l’harmonie, et l’ampleur du chant1 2 3 4 5, dans ce Jubilate , sont de belles preuves que le musicien allemand a saisi le meilleur, dans les inventions des Italiens. D’autres témoignages de la même habileté à imiter, et à dépasser les maîtres qu’il s’était donnés, éclate dans Anima tnea liquefacta est, où les fiffari ou cornettini ajoutent une si limpide harmonie au chant des deux ténors, et où les vocalises des chanteurs sont le charmant reflet des arabesques de l’orchestre *. La seconde partie de cette œuvre (Adjuro vos, filiae Jérusalem) \ et les deux symphoniae qui

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