On lui doit une copie des motets d’Otto
A C von Rommel, ouvr. cité, p. 4°^- Les chanteurs français étaient alors recherchés. En 1397, l’ambassadeur de Venise à la cour de France avait engagé un soprano. Jean Grisard, et une basse, Pierre Peren (Perrin?) pour la chapelle ducale (P. Molmenti, La Stona di Venczia nella vita privata, II, 1906, P- 347)- L’empereur Rodolphe écrivait en i5qo à son ambassadeur en b rance, au sujet de Lambert de Beaulieu qui chantait la basse et s’accompagnait arec le luth . G. J. Dlabacz, Allgemcines historisches Künstter-Lexi kon fur Bôhmen , etc., iBi j (art. Beaulieu),
LA VIE
qui avaient du talent pour les lettres. En i6o5, Christoph Cornet et Christoph Regel partirent pour Fltalie, aux frais du landgrave: l’un devint, par la suite, le successeur de Georg Otto, et l’autre fut précepteur des enfants du prince *.
Beaucoup de condisciples de Schiitz étaient de la noblesse : même dans le chœur, on n’admettait point d’enfants de condition basse2. Élevé parmi les gens de qualité, rompu aux mêmes exercices qu’eux, Heinrich garde toujours, observe Philip p Spitta, l’aspect d’un « cavalier » 3. Ardent et persévérant, il posséda bientôt le latin, le grec et les sciences, et son succès fut tel que ses maîtres, qui l’estimaient beaucoup, l’engagèrent à rester fidèle à l’étude, et à ne vivre que pour s’y consacrer. Il se tourna vers le droit et, en 1607, avec l’autorisation du landgrave, il se fit inscrire à l’Université de Marbourg, en même temps que son frère Georg et son cousin Heinrich. La musique était laissée de côté, comme s’il y avait renoncé. Il ne son-