‹ SchützChapitre 121 sur 146 · N° II · texte numérisé non relu

N° II

5. Considérez par exemple la simplicité du thème, et les arpèges vigoureux, au commencement de Ihr Heiligen (n° 7)-

L’ŒUVRE

Plusieurs de « ces concerts » sont de véritables chœurs : en particulier, les derniers du recueil, écrits sur des cantiques de l’église luthérienne1. L’avant-dernier, toutefois, ne doit pas être compris dans cette série de chorals développés : c’est une espèce de « motet en concert », à quatre voix, traité avec beaucoup de sentiment dramatique. Mais, tout en donnant à cette œuvre la vivacité et la diversité modernes, Schiitz y admet aussi des souvenirs d un assez lointain passé : si, au milieu de sa composition, le ténor, accompagné de la basse continue, déclame en un récitatif chromatique fort émouvant « et il s’est chargé de nos douleurs »,

le soprano, d’autre part, avait chanté les premiers mots Siehe mein Iloherpriester 2 presque exactement comme s’il entonnait l’antienne grégorienne Ecce sacenlos niagnus.

C’est parles mêmes moyens qu’il nous touche et qu’il nous enchante, dans la seconde partie

Page 1