‹ SchützChapitre 142 sur 146 · Ed. Spitta, 1 4e vol., u · texte numérisé non relu

Ed. Spitta, 1 4e vol., u

dont quelques-uns apparaissent dans des œuvres où le sujet même ne les annonçait point ; ainsi, dans les Exequien de Heinrich Reuss, où, d’en haut, deux séraphins et rame élue dialoguent avec le chœur terrestre qui chante le cantique de Siméon 1 ; ainsi, dans le grand motet composé pour l'assemblée des princes Électeurs à Mühlhausen en 1627 : le premier chœur module tranquillement le Da pcicem , comme une antienne de style figuré, et le second chœur, par des acclamations alternées, salue chacun des princes; d’une part, le service religieux, à l’église, de l’autre, les cris de la loule, sur la place publique 2.

Il ne s’attarde pas à décrire, il évoque; il nous transmet ses visions. Ce qu’il a contemplé renaît aussitôt pour nous ; et nous sommes sous l’empire de ses rêves. Nul musicien n est un enchanteur plus puissant et plus prompt. Sans doute, parce qu’il a confiance dans les sortilèges de la musique ; en outre, parce qu il en connaît bien les secrets ; avant tout, parce qu’il croit à ce qu’il dit, à ce qu’il décrit, à ce qu il promet par elle. Sa victoire sur nous, il la tient de sa loi. Quand il écrit, il ne cesse pas d être

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