Ibid. y fol
incarnate1 ». De telles scènes se renouvellent souvent pendant le séjour de Schiitz. Avide, comme il nous l’a dit, de « voir le monde », il est comblé. Ajoutez que des impressions de musique sont associées à tous ces spectacles qui le ravissent, car il n’est point de fête, à Venise, sans musiciens ; ils assistent aux « épousailles de la mer » ; ils embarquent sur le grand galion de saint Nicolas, le « jour du saint », avec des « instrumens haultains, comme clairons, trompettes et liaultbois » ; on les entend jouer du hautbois, dans les petits bateaux qui remorquent la galere du doge2; ils sont présents aux festins que Ion donne au palais3 4 5, ils paraissent même lorsqu’on soutient des thèses ‘. Le jour des Rameaux, un chœur, placé au-dessus de l’église, dialogue avec le chœur qui se trouve en bas : pendant qu’ils chantent, on lâche des oiseaux de
mer6.
La musique des religieuses est déjà renommée ; les Bénédictines de Saint-Zacharie « chantent