‹ SchützChapitre 21 sur 146 · Ibid. 9 fol. 73 a et fol. 92 a · texte numérisé non relu

Ibid. 9 fol. 73 a et fol. 92 a

LA VIL

complies d’un faux-bourdon fort agréable, avec des voix vraiment angéliques » *.

Chez l&s bourgeois de la ville, et dans le peuple, on remarque le même goût pour la musique. Pendant les festins de noces, on entend les clavecins, les tbéorbes, les flûtes douces et les voix1 2. On trouve, sous les balcons, des « chanteurs à l’improviste », qui s’accompagnent de guitares ou de luths3 4; il y a, dans les rues, des bals publics; le dimanche après dîner, le son d’un violon ou deux, ou d’un cistre, y dirige « des gaillardes ou passomaises, et autres danses à la fourlane »*. Les courtisanes de condition médiocre donnent des ballets, la nuit ; au nombre de huit ou dix, chaussées d’escarpins blancs, elles reçoivent la cadence d’une épinette et d’un violon, ou d’un violon et d’un cistre5. Comme le théâtre n’est point toléré, on remplace les représentations par des récitations du Pastor fido que « les jeunes marchands vénitiens » déclament, « par passe-temps » : les rôles de femmes

1. /Ai d-, fol 98 fc. Dans le Voyage de Monsieur le orince de Conde en Italie (1624), est citée la « très agréable imisiq^ » chantée, à Murano, par de très belles religieuses (p. 56).

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