Ibid., fol. 5i b
sont pris par (les « dames de vertu », et 1 on chante les chœurs entre les actes1. Chez le poète Guido Casoni, on se réunit pour entendre dire des vers, et sans doute aussi, pour les entendre chanter2. Enfin, les Vénitiens ont déjà la coutume d’élever des rossignols : un des Arméniens qui campent sur la place Saint-Marc leur sert de maître à chanter, et il va, de maison en maison, pour les exercer .
Ainsi, le concert est incessant, et d’une extraordinaire diversité, à Venise4; il suffirait de se promener au hasard, dans la ville, par les rues ou par les canaux, pour recueillir une infinité de motifs, trouver des rythmes ou des effets de sonorité. Un musicien y découvrira son bien jusque dans la messe des Grecs, dans le sabbat des Juifs6, et dans les bouffonneries du carnaval8. Et je ne parle pas de tout ce qui peut, par
i Les remarques triennales, fol. a5g a. a. La vita e le opéré di Giambattista Marina, par Mario Menghini, 1888, p. 54-
3 Les remarques triennales, fol. 61 a. C est a ors que M'irini écrit dans ses Sonetli boscherecci : « / sento il Aos«- Ma"?1 ll ’Zla un faasio I II canto accorda al mormorar gnuot, che soi, a un WgT le cha„t des rossi-
^nls a^duré longtemps . Je n’ai pas besoin de rappeler ce que lu George SandSdes rossignols de Venise (Lettres d un Voya-
ftèur, éd. de 1869, p. 5a). . ,
Pflaumern assure qu’il y a .43 orgues a Venise (p. 4»).