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teur lui avait confié une lettre de remerciements pour Maurice : il priait le landgrave d’accueillir favorablement le musicien, quand il viendrait prendre congé de lui. Maurice fut généreux ; loin de récriminer, il se montra satisfait, et remit à Schiitz une chaîne d’or à laquelle était suspendue un médaillon contenant son portrait1. 11 conservait cependant quelque espoir de l’attirer de nouveau près de lui : quand Georg Otto mourut2, il tenta d’obtejiir de Jean-Georges qu’il lui abandonnât son maître de chapelle pour le remplacer. Il a bien soin de rappeler discrètement, en désignant Schütz comme son ancien alumnus , qu’il le considère toujours comme astreint, envers lui, à la reconnaissance (i i janvier 1619). Jean-Georges refusa, se fondant principalement sur cette raison, que, s’il perdait Schütz, sa musique tomberait dans le désordre, car le vieux maître de chapelle, Rogier Michaël, à cause de son âge et de ses infirmités, n’était plus capable de servir, « ni pour l’église, ni pour la table». D’ailleurs, Schiitz lui-même était obligé par ses intérêts de rester à Dresde3.