vol. des œuvres complètes
5a SCHUTZ
épithalame, dans lequel il parle des madrigaux qu’il ébauche, et que sa fiancée achève de rimer avec lui1.
Magdalena Wildeck,qu’ilépousale icrjuin 1619, était la fille d’un greffier de l’administration des impôts. Pour le mieux retenir à son service, l’Électeur l’avait exhorté à se marier, et il se trouvait que, dirigé peut-être dans son choix, il s’était épris d’une fille dont les parents exigeaient que leur futur gendre promît de ne jamais quitter Dresde, ni le service du prince. C’était une des bonnes raisons que Jean-Georges avait présentées au landgrave Maurice, quand il lui déclara que Schiitz ne retournerait plus à Cassel".
Le compositeur invita, pour la forme, à ses noces, les conseillers de Weissenfels et les chanoines de Naumburg; avec l’invitation, il envoya ses psaumes. C’était une manière de leur demander quelque gratification. A "W eissenfels, on lui accorda quelque argent en présent de mariage, et un gobelet pour son œuvre de musique; de Naumburg, il reçut 5 ducats d’or en monnaie du Rhin3. 11 avait adressé aussi un exemplaire des psaumes aux conseillers de