A. Werner, ouvr. cité, p
LA VIE 53
Francfort-sur-le-Mein : ils lui donnèrent six thalers en échange L
Quel([iies semaines après son mariage. Ilèinricli Schütz se rendit à Bayreuth, où il y avait une assemblée des princes allemands. Parmi ces grands personnages, se trouvait le prince Heinrich Reuss Posthumus, qui aimait la musique; comme le landgrave Maurice, il ne rougissait pas de se joindre à ses choristes pour les aider à chanterquelque beau motet à la gloire de Dieu1 2; on l’aurait pris volontiers, a dit Scheidt, pour le « maître de chapelle en chef » de tous les musiciens. Les fêtes de musique, auxquelles il prit part avec Schütz et Michel Praetorius, laissèrent à Scheidt un souvenir ineffaçable, tant il en avait eu de joie3. La renommée du compositeur de Dresde se répand en Allemagne dès ce tempslà. Dans la préface de YErster Tlieil newer lieblicher urid zierlicher Intraden mit seclis Stimmen , qu'il publie en 1620, Michael Altenburg assure qu’il est inutile de parler de la musique des Electeurs et des princes : elle ne cesse point de s’élever de plus en plus, « comme en témoignent suf-
1. Caroline Valentin, Geschichte der Musik in Frankfurt am Main , 1906, p. 124.
2. Burckhardt Grossmann, préface du recueil intitulé Angst der llellen und Friede der Seelen (cité par Spitta, préf. du 12° vol. des œuvres complètes de Schütz).