‹ SchützChapitre 53 sur 146 · Lettre citée plus haut · texte numérisé non relu

Lettre citée plus haut

1. Je renvoie, pour les détails, au livre de M. A. Haramerich, à l’article de J. Paludan sur le développement du drame en Danemark, de la comédie d’école à Holberg (Historisk Tidsskrift , 5e série, 2° vol., 1880) ; aux ouvrages d’Overskou (. Den danske Skueplads , I, i854) et de P. Hansen, et à l’étude particulière de L. Daae sur Lauremberg (pp. 21-24). Cf. l’éd. des Niederdeutsche Scherzgedichte de Lauremberg, publ. par W. Braune, 1879, p. 7.

on représenta, en quatre actes, « comment Aquilo, le souverain des pays de minuit (du Nord), conduisit dans sa demeure la noble princesse Orithyia ». Un chœur peu développé sert d'ouverture, puis, dans le prologue, le solo alterne avec le chœur. L'autre pièce, jouée le 12, commence de même par un chœur. Dans les deux pièces, d'ailleurs, la musique est disposée de manière semblable. Tous les actes se terminent par un chœur avec les instruments, et, dans chacun des actes, il y a un solo, fréquemment relié à un chœur. Au deuxième acte d 'Aquilo et Orithyia, Cupidon s’est emparé de la viole d'Apollon, et il veut éprouver s’il ne saura pas en manier les cordes, mieux qu’Apollon ne manie les armes de l'amour. Et il prélude, puis chante, en treize strophes, sa propre louange : un chœur suit le solo. Dans le troisième acte, trois soprani célèbrent « le beau peuple des femmes » : les satyres ( die Frauenschànder and utiziichtigen Mcinnthiere) leur répondent par un chœur de raillerie. Plus loin, après quelques répliques parlées des acteurs, le chant reprend, soit en duo ou en trio, soit en solo, et se termine, quand les satyres ont été mis en fuite, par un chœur d’allégresse. Le quatrième acte contient, avec une chanson de danse pour Orithyia, et une invocation au soleil et à la vie, une danse de la princesse et de ses sui-

LA VIE

vantes : Orithyia en rythme la cadence « au son de sa douce voix, que répète l'écho de la foret et du vallon ».

Dans la seconde comédie, où Ton voit les harpies chassées par deux « héros du nord1 », et le roi de Thrace Phineus délivré, la musique devait être distribuée avec beaucoup d’art. Une chanson de chasse, dont le texte était de Martin Opitz2, était entonnée en chœur par quelques bergers, interrompue parles cors des chasseurs, continuée par un duo et deux solos chantés par les chasseurs, et achevée par un grand chœur. Au second acte, les nymphes de Diane font entendre des chants alternés, en solo, en duo, en trio, et la scène se termine par un chœur. Plus loin, accompagné de deux violes, un personnage féminin célèbre la louange du couple, et le chef des argonautes chante un Schiffer lied.

En ces pièces où les genres sont confondus 3 4, Schütz avait une assez belle part. Au commencement d 'Aquilo et Orithyia , paraissait Hyme naeus une torche à la main, ceint d’un ruban d'or, et il chantait huit strophes in stylo oratorio’' . A la

Page 1