Hammerich, ouvr. cité, p
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fin du prologue, dans la meme pièce, on entendait un Vivat , que le chœur entier proclamait, caché derrière la scène. Cela nous rappelle l’orchestre invisible des opéras florentins1. Vraisemblablement, cet artifice avait été ménagé par Schiitz. Sa compétence était reconnue, d’ailleurs, non seulement pour la musique, mais pour tout le spectacle. Dès le jour de Pâques de 1 634, le roi Christian recommandait de consulter le maître de chapelle, au sujet des « monstres qui seraient employés dans les deux comédies 2 ». Et la musique jouée par des musiciens qui ne paraissaient point avait déjà charmé le souverain, avant les fêtes nuptiales. Le 7 septembre, il avait conduit l’ambassadeur de France dans une salle carrée, au-dessous de laquelle ses musiciens étaient placés : tout à coup, les voix et les instruments avaient retenti, et les sons, dit Ogier, parvenaient aux auditeurs tantôt plus rapprochés, tantôt lointains, par différentes ouvertures 3.
Pendant le carrousel, les musiciens eurent encore un rôle important. Ils se montrèrent dans le cortège: cinq d’entre eux faisaient une « douce musique », sur un char où se voyait un jardin avec une fontaine jaillissante ; dans le temple de