Schâfer, Saclisen-Ckronik , iro série, 1 854, p
priait Jean-Gorges de ne point retirer sa faveur à Schiitz, à cause de l'excessive durée de son séjour en Danemark, mais, au contraire, de l'accueillir avec bonté, en récompense des services qu'il avait rendus avec tant de zèle, et avec tant de gloire (a5 mai i635). Le même jour, le prince envoya au musicien un passeport pour aller à Dresde, et « pour en revenir dans ce royaume » \ On lui avait payé pour la dernière fois, le i ornai, le salaire qu’il recevait chaque mois, et, peu de jours auparavant, le roi lui avait donné une chaîne d’or avec un médaillon contenant sans doute son portrait. C’était un présent de ioo rixdales, auquel s’ajoutèrent 200 rixdales en argent comptant.
De retour à Dresde, Schiitz paya chèrement le succès qu'il avait eu à l’étranger2. C’est en cette année 1 635, qu'il perdit sa mère, et qu’il dut écrire un chant funèbre à la mémoire de Christoph Cornet, son ancien condisciple, maître de chapelle à Cassel, mort le 2 août 1 635 s ; enfin, au mois de décembre, un de ses protecteurs, le prince Heinrich Reuss Posthumus, lui