‹ SchützChapitre 58 sur 146 · Publié dans le 12e vol. des œuvres complètes · texte numérisé non relu

Publié dans le 12e vol. des œuvres complètes

LA VIE

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fut enlevé1. Et il ne pouvait garder l’espoir de sauver la chapelle électorale de la ruine. A la vérité, on venait de signer la paix de Prague, et rÉlecteur avait ordonné de chanter un Te Deum solennel, le ±(\ juin. Cependant, quelques mois à peine après son retour, Schütz offrait de nouveau ses services au roi de Danemark2 : il voyait bien que, à Dresde, la musique était presque entièrement perdue. Pendant son absence, Zacharias Ilestius le vice-maître de chapelle, avait adressé une supplique à rÉlecteur : le nombre des chanteurs et des instrumentistes avait tellement diminué qu’il était au-dessus des forces de ceux qui restaient de célébrer l’oflice divin ; comme ils n’avaient plus la ressource d’alterner, il leur arrivait de manquer de souille, surtout quand il fallait soutenir le chant des cantiques allemands. Il serait bon que le prince leur accordât, sinon chaque jour, du moins chaque semaine, un peu de pain et de vin, pour les ranimer3.

Ainsi, la chapelle est à peu près détruite, et Schütz est atteint, chaque jour, par de nouvelles douleurs. Mais il ne se laisse pas accabler ; en

1. Voyez, dans le même volume, la musique qu’il composa pour le service funèbre de ce prince.

2. Lettre du prince Christian à Chr. Rantzau, datée du 25 septembre i635 (citée par M. A. Hammerich).

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