Werner, ouvr. cité, p
LA VIE
là, et de la « provision de 200 thalers » qu’il demandait à l’Électeur, il pourrait vivre. Dans cette retraite, il veillerait, aussi bien que présent, sur la chapelle, et lui fournirait des pièces de musique. Seulement, pour qu’il fût prêt à partir pour Dresde chaque fois que le prince le manderait, il serait nécessaire que le maître de la poste tint à sa disposition deux chevaux, dont l’avoine lui serait concédée gratuitement : il réclamait encore d’autres avantages, quand il servirait à Dresde, et prétendait être exempté de l’impôt sur la bière. Cette demande qu’il écrivit en 1645,
« en la vigile de l’archange Michel »‘, ne fut point accueillie. 11 dut rester, usant toutes ses forces à tirer parti des débris de la chapelle. Par un acte, dont, malheuseusement, la date paraît douteuse, nous voyons avec quelle diligence il tâche de rassembler assez de musiciens pour un baptême à la cour1 2. 11 n’a près de lui que six chanteurs, Sébastian Hirnschrôtel, et Joseph Nusser, qui sont de vieux serviteurs, la basse Jonas Kittel, Philipp Stolle, et, seul soprano, le fils de Johann Klemme; le sixième, nouvellement reçu, n’est pas nommé. Trois instrumentistes seulement sont là : Augustus Tax, Zacharias
1. Il voulait aller à la foire de Leipzig, et de là, gagner Weissenfels (Schàfer, p. 55 1).