C’était alors Tobias Michael
« Matthes » Weckmann. Schütz termina en demandant de l'argent, et une salle destinée aux répétitions j on y déposerait les instruments, et « notre positif » y serait placé h demeure.
Schütz avoue, enfin, dans les lettres de ce temps-là, qu’il ne saurait se passer de chanteurs italiens. Dès 1 645, quelques personnages de la cour et quelques hommes d’église lui reprochaient d’avoir introduit des Italiens dans la chapelle du prince (lettre du 21 août) *. Les musiciens allemands voyaient avec peine les étrangers se placer au premier rang : ils se plaignaient déjà de ce que les plus gros salaires ne fussent pas destinés aux plus dignes. En 1646, Schütz dénonce courageusement l’injustice que 1 on commet en favorisant sans mesure des gens qui ne le méritent pas, au détriment des musiciens « bien qualifiés ». Il montre, d’ailleurs, dans la même lettre, avec quelle équité scrupuleuse il présente les droits de chacun. Il expose, sans rien omettre, toutes les raisons poux- lesquelles il convient d octroyer 3oo florins à Georg Hofkonze, précepteur des enfants de chœur, Hofcantor après Andréas Petermann, l’homme «au grand nez » ; il rappelle que l’organiste Christoph Kittel, qui serait, pour les enfants, un maître de chant parfait, est, dès