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lui, et castrat. Il ne pouvait plus « durer » à Dresde, où il devait supporter de telles indignités, quand il avait abandonné « jusqu’au sang de ses veines » aux musiciens réduits à l’indigence. Plutôt mourir que de rester dans cet état (21 août 1 653) i.

Ces plaintes furent adressées au maréchal de la cour, von Taube, au prédicateur Weller et à Reichbrohdt. En même temps, Schütz écrivit à l’Électeur lui-même, avec moins d'âpreté, certes, mais non sans énergie2. Le mois suivant (21 septembre), il rédige un nouvel exposé des motifs pour lesquels il demande le repos jusqu’à la fin du « peu qui lui reste à vivre », et réclame « une provision ». D’abord, l’âge, tout en lui laissant la science de la composition, ralentit cependant son travail ; en second lieu, il fait valoir la durée et l'importance de ses services ; troisièmement, il montre la nécessité où il est d’achever les œuvres qu’il a commencées, et l’intention qu’il a « de mettre en musique, de telle manière que le peuple même le chante », le psautier traduit en prose par Luther ; quatrièmement, il observe que les musiciens qu’il dirigeait à ses débuts sont tous morts : il est

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