Schafer, p
LA VIE
seul qui survive, et la chapelle du prince héritier n'est formée que de jeunes gens, au milieu desquels, vieillard, il manque de crédit et d'autorité, etc i.
Il paraît que ces requêtes 2 furent encore inutiles. A la fin du mois de mai, en 1 655, près de deux ans après les avoir présentées, Schütz devait écrire de nouveau à l'Électeur ; il lui rappelait que, vieux maintenant de soixante-dix ans, il n'avait pas cessé de s'appliquer à la musique depuis l’âge de douze ans, et que ses forces diminuaient ; la vue, l'ouïe se perdaient, et sa musicalische venu se desséchait. Il ne pouvait plus diriger la chapelle, et désirait obtenir la liberté, et une pension. Si l’on jugeait ses compositions dignes d’ètre chantées à la chapelle, il les enverrait, chaque fois qu’on le demanderait, et s'efforcerait d’être utile à la musique, tout en vivant retiré dans sa maison3.
Dans le même temps qu’il priait l’Électeur de le laisser gouverner sa chapelle von Ilause aus, il guidait ainsi, de loin, les musiciens d’Au-
i. Schafer, p. 58o.
i. Ibid. , p. 582.