‹ SchützChapitre 92 sur 146 · Voyez le sermon funèbre de Geier déjà cité · texte numérisé non relu

Voyez le sermon funèbre de Geier déjà cité

LA VIE

telle qu’il l’attendait, et témoigna de la grande joie qu’il en éprouvait dans une lettre adressée à son élève : « Mon fils, déclarait-il, je n’y vois pas une seule note à y corriger1 ». Quand nous étudierons les compositions de la vieillesse de Sclhïtz, nous remarquerons cette même simplicité qu’il prescrivait à Bernhard : nous verrons comment il s’efforcait de réveiller chez les jeunes musiciens le goût du contrepoint, et comment il prétendait les détourner de renoncer à la composition savante, qu'ils abandonnaient pour flatter le vulgaire. Observons seulement, ici, qu’il encourageait volontiers les artistes patients, occupés à préparer des énigmes. Il avait félicité son « noble et ingénieux ami », J. -J. Lôwe, quand il avait publié, en 1664, une collection de canons2. C’est à lui, sans doute, que l’on devait d’avoir conservé, à Dresde, l’usage de la musique en contrepoint du siècle passé. Ainsi, en 1660, les choristes de l’Électeur chantèrent, pendant le service divin, un Kyrie , un Credo et le motet Lætcimini in Domino de Palestrina 3, et, en 1673, Christoph Bernhard pouvait encore citer la chapelle électorale, avec les chapelles du pape, de

Page 1