‹ Science de l'homme (volume 2)Chapitre 38 sur 67 · CINQUIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME OBSERVATION

A toutes les époques, l'homme a divisé les corps

de vue, je vous en conjure, que la rédaction n'est qu'un objet secondaire, et que, pour le bien de là science, votre critique doit porter principalement sur le fond des idc^es.

Il s'agit essentiellement de savoir si (après méditation suffisante, Texamen de ces idées en exige beaucoup, attendu qu'elles sont trèsabstraites) votre esprit se trouve satisfait, c'est-à-dire :

1° Si la comparaison entre la structure des corps bruts et celle des corps organisés est bien établie, si elle Test suffisamment pour qu'on voie, dans ce qui les difirérencie, des raisons suffisantes de distinclion entre l'action des uns et celle des autres, pendant toute leur durée pbénoménique;

2» S'il y a efiFectivement rectification dans l'échelle organique, en plaçant le castor et l'élépbant immédiatement après l'homme et avant le singe; si la défnonstration que l'homme est absolument de la môme nature que les autres animaux est solidement établie; s'il est vrai que l'animal le mieux organisé après l'homme se perfectionnerait si rhomme disparaissait du globe ;

3o Si la marche des progrès de Pesprit humain est bien établie ;

4° Si les conjectures formées sur la marche que l'esprit humain suivra sont bien correctement déduites de la marche qu'il a suivie jusqu'à ce jour;

•5o Enfin, si toutes ces parties réunies forment bien une seule et même série, qui comprend, compose, constitue toute la science de l'homme.

organisés (les animaux avec plus de soin encore que les végétaux) en deux classes. Il a composé Tune de ceux qui lui sont utiles, et T autre , de ceux qui lui sont nuisibles. A toutes les époques, il a travaillé à détruire ou du moins à éloigner le plus possible de son habitation les seconds, et à réduire les premiers en esclavage. A toutes les époques, par conséquent, l'action qu'il a exercée sur les autres animaux a été un obstacle au développement naturel et successif, de génération en génération, de leur organisation primitive. Cette action exercée par Thonune sur les autres animaux a été très-faible à l'origine; car l'homme n'a joui primitivement sur les autres animaux que de la supériorité d'intelligence qui résultait directement de sa supériorité d'organisation, et cette supériorité était bien petite ; mais elle s'est accrue de génération en génération, de manière que les moyens d'action de l'homme sur les autres animaux se sont graduellement et continuellement accrus.

Cette observation mérite toute l'attention des physiologistes ; la dévrelopper est un des meilleurs usages quMls puissent faire des forces de leur intelligence.

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