‹ Science de l'hommeChapitre 4 sur 84 · V.-: - Car · texte numérisé non relu

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1) « Combien ai-je vu, de mon temps, d'hommes abestis par une i> méraire aTidité de science I »

(MORTAIGIIE.)

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Vous ne voyez pas que vous vous escrimez comme eux à déprimer et écraser la bête, Tanimal ; que cet- animal regimbera , donnera des ruades à votre esprit et le désarçonnera brutalement, si cet esprit ne le traite pas comme un frère, comme un conjoint, comme sa femme. Vous ne comprenez pas que vous êtes encore adorateur mystique d'un Dieu pur esprit, malgré la venue de Saint-Simon; que même en tolérant l'animal, mais le mettant sous la verge de l'intelligence, au lieu de les associer l'un à l'autre par le saint lien de l'égalité, vous maintenez la guerre, vous, homme pacifique; vous mainlcncz l'esclavage, vous, homme de la liberté !

§ 2, Je reviens donc encore à votre cerveau.

Je le répète, vous me faites voir, dans ce que vous nommez le clavier cérébral , trois octaves et seulement éoux pôles, que j'aime à appeler deux piles et qui semblent avoir cette signification dans votre pensée , car vous dites : • Une idée pourrait bien n'être qu'une combinaison de chimie transcendante entre deux éléments très-subtils. » Si vous disiez la même chose d'un SENTIMENT ct aussi d'uu faiij je serais parfaitement d'accord avec vous ; seulement , j'ajouterais que , pour le SENTIMENT, il pourrait bien n'être que le résultat d'une combinaison harmonique ou discordante de l'élément idée avec l'élément faitj cliosoy forme; d'une combinaison psychique et physique, spirituelle et matérielle des deux piles antérieure ct postérieure du cerveau.

Je serais désireux que vous me prouvassiez que je me trompe ou que je vois juste en émettant cette dernière

hypothèse. Vous comprenez son importance capitale; il est évident que, dans cette hypothèse, le cerveau serait un appareil de combinaisons chimiques transcendantes, desquelles ressortiraient des raisonnements et des actes qui, combinés eux-mêmes positivement ou négativement, par attraction ou répulsion, produiraient des SENTIMENTS affectucux OU hostilcs, de construction ou de destruction , en un mot, des passions.

Alors, je comprendrais, comme je vous l'ai déjà dit, que vous me montrassiez le lieu, la forme de cette troisième et suprême octave du clavier cérébral ; et je verrais dans le cerveau le triple siège des facultés ration-nellesj matérielles et passionnelles de Phomme ; mais , encore une fois, je crois que cette troisième octave n'a pas d'individualité palpable, semblable de forme et de substance aux deux autres ; en d'autres termes, je crois que si c'est aussi une pile, elle est l'expression et le produit du jeu combiné de ces deux autres piles, copulant entre elles.

Que chacune des deux piles ait son organe sexuel , c'est possible , c'est même probable, et je ne suis pas étonné du lieu où vous placez le moi^ et de celui où vous placez la religiosité^ parce que , jusqu'ici , religiosité a voulu dire adoration d'un Dieu non-moi^ en toute humilité, abnégation, dévotion ; tandis que moi a signifié jusqu'ici orgueil, égoïsme, exploitation du non-moi. Ces deux mots : religiosité et moi^ appartiennent donc à des organes de sexes tout à fait différents, mais qui, s'ils se touchaient amoureusement, produiraient notre foi qui est l'union amoureuse et génératrice du moi et du non-

mot, de l'orgueil et de rhumilité, de l'intérêt et du devoir, de la liberté et de l'autorité.

Je crois donc (et pardonnez-moi encore mon ignorance spéciale) que votre science spéciale a besoin d'exa-* miner plus profondément qu'elle ne l'a fait jusqu'à nos jours, si notre conception générale de la vie n'est pas parfaitement conforme à ce que le scalpel et le raisonr nement trouvent réellement dans le cerveau humain.

Remarquez que je ne démens rien de ce que vous y trouvez; seulement je vous présente une hypothèse, une conception qui , selon moi , permet de constituer une véritable science avec les observations illogiques, incomplètes, contradictoires, aventurées, divagantes de la physiologie actuelle , c'est-à-dire des mille opinions diverses de tous les physiologistes, qui ne s'entendent ni entre eux, ni avec vous.

Franchement, votre physiologie est-elle la physiologie de tout le monde ? Est-elle seulement adoptée et enseignée par l'Académie des Sciences ou par l'Ecole de Médecine? Croyez-vous fermement qu'elle soit arrivée, comme disait A. Comte , à l'état positif? Je ne pense pas que ce soit votre opinion. Or à quoi cela tient il? Uniquement à ce que ron ne sait pas ce que îon doit chercher et trouver dam V homme , avec les merveilleux instruments rationnels et matériels que nous possédons aujourd'hui pour l'observer et l'expérimenter.

Supposez que l'on soit convaincu qu'en donnant une éducation trop raisonneuse , logique , mnémonique , en négligeant la gymnastique, l'exercice , la nourriture, le bain d'air, d'eau , de lumière , de sons . de

couleurs, on développe démesurément la partie antérieure du cerveau, mais qu'on atrophie le cervelet, et qu'on produit ainsi des savants mille fois plus brutes (1) et plus immoraux qu'un bon ouvrier ou paysan qui ne sait ni lire ni compter, ni grec ni latin, ni Cujas, ni même Hippocrate, Si une pareille conviction était générale, certainement on modifierait l'éducation de la Sorbonne et surtout celle de l' Université, qui écrase maintenant ces pauvres petits sous les mathématiques , en y mêlant heureusement de la physique , de la chimie, de la mécanique et de ITiistoire naturelle. La réaction contre l'éducation de la raison pure a bien commencé un peu; mais qui sait si, comme dans toute réaction, on n'ira pas un peu trop loin, et si le cervelet ne voudra pas, à son tour, dominer son conjoint? Qui sait si, comme le prétendent tant de vieux sages , les vils appétits matériels ne se préparent pas à détrô- / ner les nobles appétits intellectuels , et si vous et moi , cher Docteur, ne sommes pas destinés à être bafoués par les animaux humains et par les animalcules du cervelet? Fi ! ce serait honteux !

Eh bien, nous n'éviterons cette honte que par Saint- Simoo , qui enseigne que la matière est l'égale de l'esprit et non son esclave ou son tyran ; qu'il n'y a de moralité , de sociabilité , de religiosité dans l'homme, qu'à la condition de marier ces deux faces de sa vie , au lieu d'exciter la guerre, le désir de domination ré-

(1) « Combien ai-je yu, de mon temps, d'hommes abestis par une téméraire ayidité de science ! »

(MONTAIGNB.)

ciproque entre elles ; que l'on est aussi barbare en prétendant soumettre l'industrie à la science, que la science à l'industrie, en ne respectant pas autant la partie postérieure du cerveau que la partie antérieure, en ne trai-

tant pas, avec une égale considération , l'homme et la femme.

A ce sujet, je serais bien heureux de savoir ce que vous pensez des cerveaux comparés de l'homme et de la femme?

La question vaut la peine que nous nous y arrêtions.

§ 3. Je me tromperais fort (ce qui est d ailleurs trèspossible), si vous ne trouviez pas, en cherchant un peu, dans ces deux masses comparées, des différences analogues à la différence des deux sexes. Je. vous demande, par exemple , s'il n'est pas vrai, s'il n'est pas constaté en fait, que les deux parties, antérieure et postérieure du cerveau, ne sont pas, chez le mâle et chez la femelle, dans les mêmes proportions relatives de développement, sous le rapport des masses, des formes, des fonctions?

Je crois que la partie antérieure prédomine relativement chez l'homme, et la partie postérieure chez la femme. Si cela est , vous devez naturellement en conclure, vous : que la femme est plus animal que l'homme, conclusion désobligeante pour le beau sexe ; tandis que moi j'en conclurais, au contraire : que l'homme est un animal , quand il se croit plus compétent que la femme sur une foule de choses qui tiennent à cette différence relative entre les deux grandes parties du cerveau; j'en conclurais : que, dans beaucoup de cir-

constances, Thomme est aussi bête que s'il essayait d'accoucher et d'allaiter, ou seulement de lutter de grâce, de tact, de formes avec la femme; de même que la femme serait absurde, si, en général, elle se mettait à argumenter, logiquer, ratiociner, et se coiffait du bonnet carré, qui n'est pas déjà très-gracieux sur la tête de l'homme.

Si, en effet, les deux parties de l'organe cérébral ne sont pas dans des proportions semblables chez l'homme et chez la femme, il me semble que tout ce qu'on pourrait en conclure logiquement, c'est que l'homme est plus homme que la femme et que la femme est plus femme que l'homme ; ce qui n'a pas besoin d'être démontré : mais comme lun et l'autre sont les deux monades élémentaires de l'espèce humaine , de la société humaine, et que la femme n'engendre pas des animaux, mais des hommes et des femmes , je ne vois aucune raison ni aucun avantage à la considérer comme plus rapprochée de l'animal que l'homme.

Il y a même un puissant motif pour la traiter avec plus d'égards : c'est qu'il faut absolument que le fils de la femme respecte, vénère, adore sa mère, sous peine de devenir lui-même une brute, un satyre, un âne, à l'égard de toutes les femmes.

Donc , je reviens avec amour au cervelet chéri de la génitrice. Je rêve, je me trompe, je suis un ignorant , mon cher Docteur, mais je crois ce bijou de cervelet incomparablement plus charmant , plus délicat , mieux ordonné, mieux formé que le cervelet d'Hercule. Celuici, à la bonne heure , il est assez grossier ; et si ce

brave homme a le front bas , il me fait peur ; je lîe me rassure que s'il a, au contraire, le front d'Apollon ; mais c'est fort rare.

La génitrice, je ne crains pas chez elle le front un peu bas, pourvu qu'il soit égal , arrondi , sans bosses galliques et sans creux voisins des bosses. J'ai peur des fronts à la Rachcl , qui me rappellent Lamennais ou Hugo. 11 me semble que sous cette draperie grecque bat un cœur d'académicien. Si vous me répondez que cette femme disait Corneille merveilleusement , je veux bien y consentir, mais Racine , je le nie ; et de plus , je lui ai entendu chanter la Marseillaise, et j'ai reculé épouvanté devant ce monstre.

Dieu me garde de mépriser les grands fronts d'homme; le mien est assez large pour que je ne fasse pas cette bêtise; toutefois je ne les aime pas, quand ils sont disproportionnés par rapport à la partie postérieure de la tête, quoique je puisse alors les estimer et avoir pour eux une grande considération.

Dans ce dernier cas, je crois que vous trouverez toujours la tote aplatie sur les côtés médians, et relevée en toit pointu au sommet, ou complètement aplatie aussi ; comme si la nature voulait indiquer par là, qu'il existe alors très-peu ou pas de relations d'échange, de communion, entre les deux pôles ou les deux piles antérieure et postérieure.

Le phénomène semblable se produit , et vous le signalez, lorsque le cervelet est disproportionnément développé. Eh bien, qu'est-ce donc que cette partie médiane qui s'affaisse et se vide , ou du moins qui ne

se développe pas , qui ne vit pas , pour ainsi dire , lorsque Tune des deux piles fonctionne presque seule, lorsque l'homme se croit esprit ou se fait brute ?

Ce pourrait bien être, selon moi, le lieu , l'espace, le lit de communion des deux faces de la vie; le temple où elles s'embrassent, se confondent, engendrent, et d'où elles inspirent et commandent T esprit tout entier et le corps tout entier; ce serait le siège de Vidée et de Y acte, sous leur forme vivante, intentionnelle, passionnelle, volontaire ; ce serait le siège de l'esthétique et de la plastique humaines, de la science et de l'industrie poétisées, élevées à leur puissance religieuse; ce serait l'organe de la volonté de Dieu dans l'homme, c'est-à-dire l'organe de I'enthousiasme du vrai et du beau.

Mais, cher Docteur, je m'emporte et je vous emporte plus que je ne le veux moi-même, en dehors de l'anatomie, en dehors du palpable, en dehors de la matière ; j'y reviens..

Je sais parfaitement que le cerveau et le cervelet, quoique formant deux couples distincts, mais analogues, sont liés matériellement, non-seulement entre eux, mais avec la moelle épinière et avec l'organisme humain tout entier. Eh bien , je vous le demande encore , ce lien entre ces deux piles et avec le corps entier est-il de même forme, de même nature, de même combinaison élémentaire, que les deux piles cerveau et cervelet? Non, sans doute.

Examinez donc si ce système nerveux qui sert de lien aux deux couples et qui reçoit et donne pour eux les commotions électriques extérieures et intérieures de l'or-

ganisme entier, ne constitue pas lui-même un couple. J'en suis convaincu; mais je soumets ma conviction à votre science. Pour moi, voici le couple gouvernant, reliant les deux faces abstraites de la vie, les deux piles intellectuelle et matérielle. Il est composé lui-même de deux piles électriques qui résument l'une et l'autre le jeu des deux autres couples, et il combine les résultats isolés de chacune d'elles. C'est là, selon moi, que s'effectuent les opérations de chimie transcendante où s'engendrent l'idée et l'acte, sentis, voulus, et qui vont s' exprimer en verbe^ en formules, ou se réaliser en /at7, en forme.

Vous signalez parfaitement, cher Docteur, les prolongements nerveux de l'appareil cérébral vers tous les points de l'organisme; mais je ne vous vois pas attacher d'importance ou seulement prêter votre attention aux liens qui rattachent entre elles, d'une part, les parties du cerveau ; de l'autre, les parties du cervelet, et qui relient le cerveau lui-même au cervelet. Or c'est, selon moi, ce que la physiologie et l'anatomie ont le plus intérêt à examiner et à mettre en lumière dans l'organe cérébral , toujours par cette raison : que la science générale actuelle doit avoir pour base et pour but r UNION des deux membres de tout couple, et que les couples dont il s'agit ici sont tout à fait de premier ordre.

Pardonnez-moi, je vous le demande encore, de ne pas attribuer aux choses dont je vous parle, leur nom scientifique que j'ignore; je voudrais que ma lettre pût être comprise par tous les ignorants comme moi, qui sont infiniment plus nombreux que les savants tels qui

vous. Mon espoir, d'ailleurs, est de vous engager à traduire en langue savante ce que je vous expose en langue vulgaire. J'espère, en effet, que vous serez frappé du discrédit inique qui résulte de vos doctrines, à l'égard des facultés matérielles de l'homme, des facultés qui pourvoient à sa nutrition, à son logement, à son vêtement, aux communications des peuples, à leur outillage industriel, à la culture, à l'embellissement du globe, à l'hygiène physique, à la force, à la beauté, à l'élégance, à la santé du corps humain, à la sainteté de l'acte générateur, à l'excellence presque surhumaine de l'amour maternel, et particulièrement à ceux des besoins physiques qui sont plus habilement satisfaits par la femme que par l'homme, et sur qui se fondent son charme, sa puissance, sa gloire.

J'ai vu parmi nous beaucoup d'amants passionnés de Yesprit qui cultivaient l'économie politique, parce qu'ils y voyaient une science, mais qui n'auraient pas été capables de faire œuvre industrielle de leurs doigts, et qui même avaient tellement en mépris le travail manuel , ses fatigues, ses sueurs , qu'ils promettaient à l'humanité un paradis terrestre où les machines et les animaux se donneraient seuls de la peine. Le dicton populaire : • Là où il n'y a pas de peine, il n'y a pas de plaisir, » me paraît fondé sur une plus juste appréciation de la nature humaine. Et d'ailleurs, ce que ces messieurs considèrent comme une peine, pour eux qui n'aiment que le travail de l'esprit et qui s'y livreraient jusqu'à épuisement, c'est précisément le plaisir des hommes de la chair, du muscle, de l'os ; c'est la gloire des ouvriers du Dieu

constructeur, créateur ; c'est le bonheur des faunes, des sylvains, des tritons, des centaures, des cyclopes, de l'homme des champs, des bois, de la mer, des caravanes, de l'atelier, des mines, comme c'est la joie du coureur, du danseur, du sauteur, du lutteur, de tous ceux qui aiment le mouvement, la force, l'agilité , et qui se tueraient à produire l'œuvre de leur corps , le fruit de leurs fatigues , l'enfant de leurs sueurs , de leur sang , de leurs larmes même.

Nos savants purs n'ont sans doute jamais accouché une femme ; ils n'ont pas vu dans des yeux de mère la larme dont elle salue la venue au monde de son enfant. Ils croient qu'on accouchera un jour sans douleur, et ils nous montrent dans Tavenir une industrie chloroformisée! Quel paradis, grand Dieu! quel royaume d' esprits, d'anges, de sylphes! quel mysticisme et quelle mystification !

Rechercher la peine, la douleur, la mortification et les larmes, à la mode du père Félix, c'est bien insensé; mais ce n'est pas plus fou que d'espérer que l'on n'aura plus à braver la peine, la fatigue, la douleur, la maladie, la mort, pour enfanter le Jupiter de Benvenuto, pour sauver son frère des flots ou de l'incendie, pour féconder la terre de Dieu, pour s'emparer des richesses enfouies dans ses entrailles, pour s'élever au-dessus des nuées et maîtriser la foudre.

A ce point de vue, cher Docteur, enseignez-nous donc de quelles vertus sont doués le grossier cervelet d'Hercule et le délicat cervelet de Vénus génitrice, pour supporter la douleur physique, comme ils le font. J'af-

firme, au risque d'être démenti par vous , que les plus larges fronts d'hommes, de savants, de philosophes, sont au-dessous de toute comparaison et doivent se courber humblement devant le soldat mutilé par la scie, et criant vive r Empereur ou vive la République ! et devant la mère qui sourit à la vue de votre forceps sanglant, lui apportant vivant, sauvé, son enfant.

Voilà pourquoi ces messieurs ne veulent plus de la fatigue, de la sueur, de la douleur, des larmes ; ils en ont peur ; ils sont si douillets !

Gloire à Adam, qui travaille à la sueur de son front; gloire à Eve, qui enfante dans la douleur I Ne lancez donc pas contre eux l'anathème de vos facultés animales, le stigmate de vos comparaisons avec la bête ,• savourez à loisir la douceur des fruits de l'arbre du Bien, mais glorifiez Adam et Eve qui vous délivrent courageusement de l'âpreté des fruits de l'arbre du Mal. Et si, par hasard, vous découvrez que ceux qui résistent si bravement à la douleur physique, sont aussi ceux qui se laissent le plus facilement entraîner au plaisir physique, grâce pour eux, Docteur, un peu d'indulgence; préparez-leur des plaisirs sains, salutaires ; fermez leurs cabarets et leurs lupanars , si vous voulez, mais ouvrez pour eux des lieux de communion moins ennuyeux que nos académies et nos salons ; privez-les des saturnales, mais dispensez-les de vos sermons; ne soyez ni matérialiste ni spiritualiste , ni païen ni chrétien, mais, au nom de Dieu, soyez saintsimonien.

IL — S 1. Les attaches nerveuses qui relient les lobes da cenelet entre eux et les lobes du cerveau entre eux, et qui relient aussi le cerveau avec le cervelet, et tous deux à la moelle épinière, ne sont-elles pas elles-mêmes une pile à double courant, qui reçoit et transmet, qui prend et qui donne, du dehors au dedans, du dedans an dehors? Ne croyez-vous pas que cette pile élabore ce qui va au ceneau et au cervelet et ce qui en sort, et qu'elle reçoit aassi de la moelle épinière et du corps entier ce qu'ils apportent à Tappareil cérébral, en remettant elle-même à la moelle épinière et au corps entier tout ce que' Fappareil cérébral leur envoie? Ne serait-ce pas, en quelque sorte, une administration transcendante des postes, faisant elle-même la correspondance, sur brouillons de l'intérieur et de Textérieur, selon les besoins exprimés par le moi et par le non-moi, avec indication des moyens d'y satisfaire, avec ordre aux agents théoriques et pratiques, avec procédés de raisonnement et d'exécution ?

En vous parlant ainsi, cher Docteur, mon intention est, je l'avoue, d'ébrécher un peu l'auréole dont la physiologie en général et vous en particulier couronnez autocratiquement le cerveau. Je ne veux pas recommencer la fable des Membres et F Estomac j mais je tiens à vous dire qu'il faut que l'on soit encore furieusement mystique pour avoir tout rapporté à ce que l'on a appelé le siège de V intelligence^ et pour avoir concentré en lui presque tout l'organisme humain.

Votre maître et ami Gall me semble avoir terriblement fait dévier, sous ce rapport, la physiologie de la

route où la plaçaient Cabanis et Bichat. Pour mon compte particulier, qui n'est sans doute pas grand' chose à vos yeux en pareille matière, je me prends souvent à protester, au nom des tissus généraux, au nom des circulations générales, contre le despotisme envahissant du laboratoire cérébral. 11 m'est arrivé souvent d'admirer de beaux corps de femmes dont la tête n'était pas si belle que le bras, la jambe, la taille, la gorge, les épaules; eh bien, je vous assure que sur ces beaux corps je lisais plus clairement que Gall sur le crâne, que Lavater sur la face, les qualités morales, intellectuelles et physiques de ces femmes; et je lisais bien plus clairement encore cette triple vie, quand j'apprenais dans quel état se trouvaient le cœur, les poumons, l'estomac, le foie, les muqueuses, etc.

Je ne dis pas que le crâne et la face n'aident point à cette lecture; mais, je le répète, je proteste contre cet envahissement despotique, absolu du cerveau, encouragé par beaucoup de physiologistes de nos jours.

Voilà pourquoi je voudrais que dans la boîte cérébrale on fît plus attention à ce qui relie le cerveau au reste de l'organisme, qu'à cette pâte grise ou blanche qui est, à proprement parler, le cerveau, mais qui ne serait qu'une bouillie, un magma, si elle ne communiquait pas avec le corps par un appareil plus intéressant, par conséquent, que cette bouillie elle-même.

Vous m'avez décrit, et M. Flourens signale un fameux point, siège de vie, dont vous faites d'ailleurs assez bon marché, et qui n'a guère pour vous qu'une valeur anatomique et non physiologique : je crois que vous avez

parfaitement raison. Toutefois, la place dans laquelle M. Flourens et vous-même circonscrivez ce point, me paraît assez intéressante. Elle s'accorde, ce me semble, avec ce que je viens de vous dire sur l'importance suprême du LIEN de la tâte et du corps.

Remarquez qu'ici, comme en toute science, j'applique ma foi saint-simonienne; en effet, de quoi s'agit-il ? De l'étude de V homme. Eh bien, si je le divise en deux, la tête et le corps, ce qu'il m'importe de savoir avant tout, pour connaître le corps et pour connaître la tête, c'est comment, par qui, par quoi ils sont unis, et ne forment qu'une seule vie, un seul être : l'homme.

Je ne crois pas que vous sachiez quelle est la modification produite dans le cerveau d'un philosophe, ayant la bosse du philosophisme très-développée , par une vive douleur au plexus solaire; ce qu'il y a de certain, c'est que j'en ai éprouvé souvent dans mon beau temps de philosophisme, et qu'alors j'avais peu envie de philosopher. Je crois pourtant que ma bosse philosophique ne changeait pas, et je n'avais d'ailleui's aucun mal de tête.

Vous me direz sans doute que cette douleur passait par le cerveau ; je ne le conteste pas, au contraire ; c'est pour cela qu'il m'importe, par-dessus toutes choses, de savoir comment et par quoi elle y passait, ne fût-ce que pour l'empêcher d'y arriver, c'est-à-dire pour me guérir et envoyer au cerveau une bonne plutôt qu'une mauvaise nouvelle.

Vous me direz peut-être encore que je me place ici au point de vue médical et non physiologique : vous

avez trois fois raison ; mais je le fais exprès. Il me tarde d'arriver à la proposition suivante; savoir : la physiologie est nécessairement entachée de spiritualisme, comme Tanatomie de matérialisme ; la vraie, la seule science de la vie, c'est la médecine de l'honune sain ou malade, hygiénique ou thérapeutique, qui doit se proposer pour but l'union du matérialisme et du spiritualisme.

Je ne m'étonne donc pas que les physiologistes, spiritualistes amis des abstractions, fassent des monographies sur l'organe dans lequel ils concentrent la vie entière de l'homme. Mais je prétends qu'un médecin, physiologiste et anatomiste, comme vous l'êtes, doit empêcher les physiologistes de tomber dans l'abstrait et les anatomistes dans le concret ; que pour cela il doit rappeler les premiers aux tissus généraux, aux circulations générales, au lieu de les laisser se traîner à la remorque des coupeurs, prosecteurs, chirurgiens, anatomistes, qui, eux au contraire, doivent se servir du scalpel, de la loupe et du microscope, afin d'isoler, diviser, trancher les tissus, les organes, jusqu'à la molécule élémentaire.

Le médecin est le gouvernant, le lien du physiologiste et de l'anatomiste ; et voilà pourquoi je soutiens que ces deux derniers apprendront de sa bouche ce qu'ils doivent observer et expérimenter dans l'homme, afin de le délivrer de la maladie qu'il a portée en lui dans tout le passé, et de le doter enfin de la santé normale de l'avenir.

Or cette maladie du passé, c'est la lutte en nous-

mêmes et hors de nous, entre l'intelligence et le corps, entre la science et l'industrie, entre rhomme et la femme, entre le spirituel et le temporel, entre la liberté et l'autorité, entre le cerveau et le cervelet. La santé de l'avenir, c'est leur union par égalité, le respect de l'un pour Tautre, par amour de la volonté de Dieu; c'est le jeu harmonique des deux courants de la pile humaine, alimentés par l'électricité vitale, présence réelle de Dieu mâle et femelle, de Dieu générateur de tout ce qui est, maître de la vie et de la mort dans le fini, roi du progrès dans l'indéfini, seul possesseur de la vie éternelle et universelle.

Donc, pour faire cesser cette lutte impie, commençons nous-mêmes par exprimer et inspirer ce respect égal des deux faces de la vie ; et pour établir la paix sur les champs de bataille du passé, cherchons, découvrons les liens qui unissent naturellement et divinement les deux frères ennemis, les deux sexes rivaux, les deux natures hostiles, qui, par leur amour, doivent enfanter l'humanité nouvelle.

Les hommes, pour atteindre leur santé normale, doivent opérer en eux le même progrès que les peuples qui voudront réaliser la politique de paix promise par Dieu à'I'avenir ; ceux-ci doivent aimer les autres peuples à l'égal d'eux-mêmes, et respecter autant ceux de la chair que ceux de l'esprit, ceux de l'orient que ceux de l'occident ; et ils doivent aussi chercher, montrer à tous, proclamer bien haut quels sont les liens vivants, . ayant puissance de relier entre eux ces organes de l'êtrehumanité.

Que les physiologistes respectent donc le corps à l'égal de l'esprit, les appétits physiques i, l'égal des appétits intellectuels, et qu'ils étudient et enseignent communt nos divers organes sont liés entre eux. Si, au contraire, ils plongent le scalpel et la loupe dans les profondeurs de la bouillie cérébrale, pour y chercher la vie, ils n'y trouveront que le cadavre et la mort. Qu'ils ramènent la vie à Cunilé et laissent les anatomistes la décomposer en muUiplicilé.

Or l'unité de la vie, ce n'est pas dans un organe spécial, quelle que soit sa généralité, qu'il faut la chercher; le cerveau n'apprend pas plus l'homme, que l'histoire des rois n'apprend l'histoire de l'humanité. Vous êtes, sans vous en douter, un physiologiste aristocrate, en flagornant comme vous le faites ce capul qui est un vrai capul mortuum ,• ce pape de l'organisme que vous encensez comme le fait de Maistre; ce siège de la vie intellectuelle, aussi muet, aussi sourd que la chaire actuelle de Saint-Pierre, qui ne dit plus rien au monde, aux organes de la chrétienté, et qui n'entend plus, ne voit plus, ne sent plus ce que disent, ce que font, ce que veulent tous ces membres de l'humanité.

Aussi qu'arrive-t-il avec votre doctrine sur le cerveau? r c'est que vous ne pouvez voir ni nous montrer, vous, homme de la liberté, le siège moral, intellectuel ou physique de la liberté, ni, à fortiori, celui de l'autorité! Vous savez pourtant qu'il y a des amants de la liberté et des amants de l'autorité. Où sont donc les bosses de cette faculté qui ne veut pas de maître, et de cette autre faculté qui veut êti'e commandée î Qu'est-ce qui coDsti-

tue Têtre actif ou l'être passif, le païen ou le chrétien, l'empereur ou le pape, le roi des rois ou le serviteur des serviteurs de Dieu?

Par réaction contre l'absolutisme de ce gros ganglion cérébral, je conçois qu'il y ait des gens prétendant reconnaître le caractère et les facultés d'un homme ^ son écriture ou à la forme de sa main, de ses doigts, ou, comme dans Tristram Shandy^ à la manière de saluer, de s'asseoir, de tirer son mouchoir de sa poche ; et franchement je ne crois pas vaines toutes les curieuses idées de Fourier sur les analogies des* goûts pour les fruits, les légumes, les odeurs, avec les passions et les facultés humaines.

Encore quelques mots sur la comparaison des appareils cérébraux du mâle et de la femelle, de l'homme et de la femme.

Remarquez que depuis le commencement de ce siècle on ne s'est pas borné à faire des travaux sur cet organe, le cerveau, on a également étudié la plupart des autres appareils spéciaux de l'organisme. Tel a pris le cœur, tel autre lo poumon, tel autre le foie, la rate, l'estomac, IcH intcHlins ; do sorte qu'il a bien fallu, quand on est arrivé aux orKanes do la génération, reconnaître qu'il y avait (l<'H urgancH si différents, selon le sexe, qu'il en n'îHultait une analouii(î, une physiologie et une médecine appropriécîH ù. riionuiKî, et une anatomie, une physiolo- Iflis (it une médecine tout {i fait spéciales à la femme.

J'alllnnu, à priori^ avant toute vérification, qu'il en (mt aluni pour toun len délailo comme pour l'ensemble do curt doux âlruH dont la communion perpétue la vie

humaine; j'afiirme qu'il suffira de bien raisonner et de bien observer pour faire, dans cette voie d'anatomie et de physiologie comparées, des découvertes importantes pour l'éducation et pour l'hygiène, morales, intellectuelles et physiques, non-seulement du couple honune et femme, mais de Thomme ou de la femme isolés, abstraits l'un de l'autre. Par conséquent ces découvertes seront spécialement importantes pour l'enfance et pour la vieillesse, pour ceux et ceHes qui ne peuvent pas encore ou ne peuvent plus engendrer, mais qui, tout en étant neutres sur ce point, n'en sont pas moins mâle ou femelle.

§ 2. Puisque j'ai parlé des organes de la génération, mâle et femelle, je vous demanderai, cher Docteur, de vouloir bien nous y arrêter quelque peu.

Que le paganisme m'éclaire et que le christianisme me prête son voile ! Je me mets sous la protection des grands maîtres de la force et de la beauté, et sous le patronage des héros de l'intelligence et du savoir.

Je ne veux pourtant pas vous marquer au front des deux signes adorés dans les Indes, mais je ne veux pas non plus poser sur le mien une croix ; parlons donc en toute indépendance des deux symboles de la vie, dans leur réalité et en toute vérité.

Comme c'est beau, sublime, divin, cette opération de chimie transcendante que Faust cherchait à exécuter dans un creuset, et d'où sort un être vivant, pouvant adorer Dieu et accomplir sa volonté d'amour sur la terre! Combien il serait merveilleux que cette œuvre

magnifique, qui seule, ou du moins par-dessus toutes, identifie les êtres finis avec le générateur infini et éternel, fiit accomplie spécialement par des organes secondaires, infimes, méprisables, honteux, tandis que Torgane respectable, suprême, divin, serait celui destiné à engendrer des fruits tels que ceux-ci : deux et deux font quatre; la somme des angles d'un triangle est égale à deux droits, ou même les corps s'attirent en raison inverse du carré des distances, etc.

Et cependant, pour, ces organes qui donnent spécialement la vie, je dirais encore ce que j'ai dit du cerveau : gardons-nous de résumer, de concentrer, d'absorber en eux tout l'organisme humain, mais cherchons surtout le lien qui les unit à l'organisme entier, puisque nous pouvons, par là seulement, nous rendre compte de l'état général de l'homme et de la femme créant un ÊTBE, comme nous devons chercher à connaître l'état de l'homme ou de la fenmie élaborant une idée ou produisant un acte.

Ici même, le phénomène, objet de notre étude physiologique et anatomique, a un caractère qui place cette étude au-dessus de toutes les autres de ce genre. Ce caractère grandiose tient non-seulement à ce que le résultat, le produit de la fonction des organes, est un être humain, mais à ce que c'est l'homme et la femme qui sont les deux piles de cette œuvre chimique, et qu'il faut absolument étudier chacune des deux piles séparément et le jeu qui s'effectue entre elles.

Ici donc il n'y a pas moyen d'errer, comme lorsqu'il s'agit de la création des idées et des actes, c'est-à-dire

lorsqu'on prend pour objet d'étude indifféremment un cerveau d'homme ou un cerveau de femme. Ici, il faut absolument étudier les deitx conjoints^ afin de comprendre leur fusion, leur communion et le fruit qui en résulte, l'enfant de leur amour. Il faut les étudier depuis l'ovule et le sperme jusqu'à la sortie du creuset, jusqu'au moment où le père et la mère baisent cette chair qui est leur chair, cet être qui est leur être, cette vie qui est l'expression infinitésimale de leur participation à la vie universelle ; cette vie, merveilleux signe de la vie divine qui- est en eux, qui est dans leur enfant chéri, comme elle est et se meut dans l'universalité des mondes.

Or supposons que cette opération spéciale, la génération, où la science reconnaît la nécessité d'étudier les deux sexes et leur union, soit considérée comme la base, le point de départ de toute la science physiologique (hypothèse qui, ce me semble, est fort naturelle, fort légitime et pas du tout nécessitée par les besoins de la cause) ; supposons, dis-je, qu'on ait pris l'habitude de rechercher comment Têtre se crée : je suis convaincu et j'aflûrme qu'on serait bien près d'avoir découvert la formule selon laquelle s'engendrent et viennent au monde, dans l'homme isolément ou dans la femme isolément, le SENTIMENT, le raisonnement et Yacte.

J'affirme de plus que la base de cette formule serait le mâle et la femelle et leur union, c'est-à-dire que telle est la loi universelle de génération, aussi bien pour les ÊTBES que pour les idées et pour les choses j aussi bien pour les facultés passionnelles que pour les facultés

rationnelles et les facultés corporelles que voi^s nonunez si charitablement animales.

Vous sentez que je ne tiens pas absolument à ce que la physiologie dise que la génération d'une idée est le résultat de Taccouplement amoureux d'une idée mâle et d'une idée femelle, et que le fruit est lui-même une idée mâle ou une idée femelle; n'abusons pas de la métaphore, mais usons-en quand elle conduit à la vérité par la voie si admirable et si féconde de l'analogie.

D'ailleurs, soyez sûr que les poètes n'ont pas inventé pour rien la rime masculine et la rime féminine, et que toutes 'les langues ont eu des motifs pour admettre au moins deux sexes, deux genres.

§ 3. Je reviens à l'étude des deux organes de la génération dans les deux sexes.

Cette étude peut être faite isolément, abstraitement dans chacun des deux sexes; mais vous admettrez, je crois, qu'elle serait entreprise alors bien follement, bien aveuglément, si elle ne se fondait pas sur une concpptioîi (j'emploie ce mot à dessein) de la fonction que ces deux organes doivent accomplir en commun.

Appliquez cette observation à tout ce que je vous ai déjà dit sur le cerveau et sur le cervelet, sur les facultés rationnelles et les facultés corporelles, alors vous comprendrez mieux l'importance que j'attache à Tétude de leurs liens, à l'étude des instruments et agents de leur communion génératrice du raisonnement et de l'acte.

Je crois cette même observation applicable à tous

les organes, à tous les tissus, à tous les appareils circulatoires, parce que partout nous trouvons un dualisme générateur et rénovateur de la vie^ par communion des deux membres.

C'est donc seulement après avoir acquis une conception claire de la fonction commune des organes générateurs, poiir le renouvellement de la vie humaine, pour la perpétuation de l'espèce, par la procréation constante des deux genres, par l'extinction des vivants et la création des d nailre^ par la mort et par la naissance des êtres flnis, mais aussi indéfinis, vivant dans l'infini; c'est d'après cette conception de l'œuvre gé-nératrice, que l'étude de chacun des organes générateurs peut elle-même constituer cet être intellectuel qui s'appelle une science.

J'ai dit l'extinction des vivants et la création des à • naître; y eÀ dit la mort et la vie. Ces deux mots sont bien gros, surtout celui-ci : la mort^ quand il s'agit des organes de la génération et de la plus haute fonction de l'amour ; c'est que je veux appeler votre attention sur les trois états principaux dans lesquels ces organes doivent être séparément étudiés ; à savoir : Y enfance , la VIRILITÉ, la vieillesse , répondant à ces tfois grands mots : naissance^ vie et mort.

Le développement, l'entretien, le déclin des organes générateurs, doivent fournir la base scientifique de la physiologie de tous les organes. Le cerveau, aussi bien que les organes de la génération , passe par ces trois états d'impuberté , de virilité et de stérilité, jusqu'à décrépitude et mort. Il n'y a pas de tissu , de circula-

., j.)e!it à cette loi; mais là

.«.»K'e< de développement et de

•>i pas possible de se rendre

jio conception nette :

lonnale et commune des deux

. V liMiicntaire, constitutif de chaque

. .uioii:

...uil et abstrait de chacun de ces

....ii qu ils puissent s'accoupler, tandis

... et ontin LT-qu'iis ■>? le peuvent

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