GERS
animales, vous ne délivrerez pas la femme de ses vices et de ses faiblesses, causées par le rôle inférieur que les philosophes et les physiologistes, les hommes religieux etles hommes politiques, et en général tous les hommes, lui ont attribué jusqu'ici ; parce que ce rôle inférieur est la conséquence de l'opinion que la femme est plus animale et moins humaine que l’homme, en ce sens qu’on la suppose à tort plus charnelle et moins intellectuelle que l’homme. Or ceci même ne prouverait point son infériorité par rapport à l’homme, devant Dieu et aussi devant ses enfants, qui doivent l’aimer et la respecter, au moins à l’égal de leur père; car ils sont non-seulement le fruit de son ventre générateur, mais aussi de son lait nourricier et de sa merveilleuse sollicitude éducatrice, hygiénique et même médicale ; le père n’a aucun de ces titres à faire valoir.
IV. — S$ 1. Ceci me ramène, cher Docteur, aux idées capitales par lesquelles j'ai commencé cette lettre, mais que je n’ai pas voulu exposer dogmatiquement ni développer logiquement, avant d’avoir parcouru avec vous, principalement dans un but critique, le terrain sur lequel est placée aujourd’hui la science physiologique, et avant d’avoir découvert quelques aspects principaux de celui où elle doit entrer, sous l'inspiration de la foi saint-simonienne,
Si je ne suis pas physiologiste, vous ne vous êtes montré ni métaphysicien, ni moraliste, ni même homme d'État, par la manière dont vous avez compris, propagé et appliqué le dogme $aint-simonien.
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Ce dogme est trinaire, et vous adoptez aussi un dogme trinaire; nous sommes d’accord quand vous l’énoncez vous-même ainsi: beaux-arts, science, industrie; ou bien: sentiment, connaissance, sensation ; ou bien encore : vie, esprit, matière. Malheureusement, vous pensez et vous écrivez toutes vos trinités ainsi, verticalement :