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tellectuelles, puantes de calculs intéressés, d’orgueilleuses et enivrantes prétentions d'esprit ou d’un hbertinage cérébral quintessencié, si la femme ne présidait pas à leur forme; si elle ne leur imposait passa grâce, sa propreté, son bon goût, son élégance; si elle ne réglait pas le service des tables, ne répandait pas les parfums, la lumière, la chaleur, comme les veut sa chair délicate, exquise; si elle ne forçait pas nos sens grossiers à la tempérance qui est innée en elle, parce qu’elle cultive son corps comme nous cultivons notre esprit; enfin, si elle ne défendait pas nos propres sens contre les excitations ou la négligence de notre esprit, qui pousse ou abandonne notre corps à l’ivresse et à la gloutonnerie. Oui, mon cher ami, nous ne cultivons pas notre corps à légal de notre esprit, et peut-être la femme ne cultivet-elle pas son esprit à l’égal de son corps; je crois qu’il en sera toujours ainsi, et que c’est une des mille lois divines, prouvant la nécessité et la bonté de Ja communion d'égalité des deux sexes, se complétant l’un par l'autre, par leurs propres mérites, par leurs vertus spéciales, par le mariage de leur vie mâle et femelle. Mais, je le répète, ce n'est pas la brute, c’est l’homme qui s’enivre et s’indigère : l'instinct n'est pas si bête qu’on le croit; il le devient, si l'esprit l’égare. Faisons donc notre possible pour que l'esprit l’étudie et respecte son domaine. C’est lui qui y porte le trouble, la révolte, la guerre, au lieu de l’aider à se développer selon sa sainte et harmonique nature; c’est l’esprit, ce n’est pas le corps qui dit : Je boirai trois bouteilles de champagne, une bouteille d’eau-de-vie, et je ferai mille autres ignobles
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saletés. Le corps répond : — Tu en as menti, ou tu me tueras; mais tu mourras. — Alors le duel commence, la vie se retire et la mort vient.
Ce que nous avons en nous d'animal, pour parler votre langue, est, par nature, infiniment plus sobre, propre, chaste, pondéré, modéré, régulier, que dans l'animal, Nous sommes, en un mot, mieux organisés que lui matériellement. D’un autre côté, nous possédons un esprit qui, lorsqu'il aime et connaît notre corps, multiplie sa puissance d’une façon incomparable, par rapport à ce que l'esprit de l’animal ajoute à sa force. Mais si notre esprit n’aime pas notre corps à l’égal de lui-même; s’il n’étudie pas sympathiquement ses besoins, en vue de l'aider fraternellement à les satisfaire; s’il ne cherche pas dans ce frère les moyens de multiplier sa puissance et ses propres jouissances ; s’il le méconnaît, au lieu d’avoir pour lui de la reconnaissance; s’il ne puise en lui ni foi, ni espérance, ni charité; enfin si ces deux frères dénaturés se méprisent, se craignent, se font la guerre, alors ils se détruisent l’un l’autre par les désordres auxquels ils se provoquent réciproquement.
$3. L'œuvre la plus haute du moraliste, de l’homme de cœur, et mieux encore de l’homme de Dieu, est de faire naître et de développer l'amour de l’homme pour le milieu en qui il vit et qui vit aussi en lui ; car, unis l’un à l’autre, ils forment l’universalité de ce qui est, Dieu luimême.
L'inspiration morale de toute science est également l’amour des deux termes du dualisme radical qui lui sert