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quer clairement la manière dont ils doivent s’y prendre, afin de reconstituer avantageusement leur existence dans la société.
Pour se soustraire au ridicule que. Molière avait dé-
versé sur la Faculté, les médecins ont changé leurs
manières ; ils sont allés trop loin : c’est ce qui arrive presque toujours en pareil cas ; ils ont versé la charrette de l’autre côté. In medio stat virtus ; ce milieu est un point sur lequel il est bien difficile de se tenir en équilibre, c’est une ligne bien mince sur laquelle il est bien difficile de faire route, et quand on réussit à s’y placer, on n’y réussit jamais qu’en vertu de mouvements oscillatoires qui font alternativement et également dépasser le point vrai des deux côtés. Enfin, les médecins étaient pédants du temps de Molière; ils sont devenus légers, petits-maîtres et habitués des salons et des boudoirs. On ne peut plus les mettre en scène aujourd’hui que comme Poinsinet l’a fait dans le Cercle. Beaux esprits, presque au niveau des petits abbés de boudoir, des ridicules desquels ils ont hérité en grande partie.
I n’y à pas un seul médecin, pas un seul physiologiste dans le Sénat. Voilà un fait positif, voilà une preuve sans réplique de la déconsidération de cette corporation scientifique dans l’opinion publique. L'’Empereur, qui en est un juste appréciateur, et qui a eu soin de lui donner satisfaction, eu égard à la composition du Sénat, l’a fourni de brutistes et n'y a pas, comme je viens de vous le dire, fait entrer un seul physiologiste,
Me voilà enfin arrivé à la fin de cette ‘dissertation ;
elle a été longue, j'en conviens; mais convenez aussi, de votre côté, qu’il était bien diflicile, peut-être impossible d’éclaircir une question aussi neuve et aussi importante en peu de mots. Il ne me reste plus, à cet égard, qu’à vous parler des moyens que les médecins me paraissent devoir employer pour relever leur considération et améliorer leur situation sociale. Je me bornerai à peu de lignes, attendu que j'ai déjà beaucoup discuté ces moyens dans le commencement de cette lettre et dans celui de la préface.
Les travaux de Vicq-d’Azyr, de Cabanis et de Bichat ont commencé à rendre de la considération aux médecins, parce que ces trois médecins ont abordé la question générale,
M. Cuvier, dont je parlerai et à qui j'adresserai la parole dans ce mémoire, marche glorieusement et avec rapidité dans la direction qu’ils ont donnée, dans la route qu’ils ont ouverte. Déjà il a mérité et obtenu les bonnes grâces du public et de l'Empereur. Il a annoncé dans son dernier cours, qu'après les vacances il traiterait la partie transcendante de la physiologie. J'attends ce moment avec bien de l’impatience.
Depuis plusieurs années, les cours de physiologie de M. Chaussier et d'hygiène de M. Hallé préparent la ré-
volution scientifique à laquelle je vous engage de travailler.