‹ Science de l'homme, physiologie religieuseChapitre 9 sur 125 · AA · texte numérisé non relu

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ciproque entre elles ; que l’on est aussi barbare en prétendant soumettre l’industrie à la science, que la science à l’industrie , en ne respectant pas autant la partie postérieure du cerveau que la partie antérieure, en ne traitant pas, avec une égale considération , l’homme et la femme. 5

A ce sujet, je serais bien heureux de savoir ce que vous pensez des cerveaux comparés de l’homme et de la femme?

La question vaut la peine que nous nous y arrêtions.

$S 3. Je me tromperais fort (ce qui est d’ailleurs trèspossible), si vous ne trouviez pas, en cherchant un peu, dans ces deux masses comparées, des différences analogues à la différence des deux sexes. Je vous demande, par exemple, s'il n’est pas vrai, s’il n’est pas constaté en fait, que les deux parties, antérieure et postérieure du cerveau, ne sont pas, chez le mâle et chez la femelle, dans les mêmes proportions relatives de développement, sous le rapport des masses, des formes, des fonctions?

Je crois que la partie antérieure prédomine relativement chez l’homme, et la partie postérieure chez la femme. Si cela est, vous devez naturellement en conclure, vous : que la femme est plus animal que l’homme, conclusion désobligeante pour le beau sexe; tandis que moi j'en conclurais, au contraire : que l’homme est un animal, quand il se croit plus compétent que la femme sur une foule de choses qui tiennent à cette différence relative entre les deux grandes parties du cerveau; j'en conclurais : que, dans beaucoup de cir-

constances , l’homme est aussi bête que s’il essayait d’accoucher et d'allaiter, ou seutement de lutter de grâce, de tact, de formes avec la femme; de même que la femme serait absurde, si, en géneral, elle se mettait à argumenter, logiquer, ratiocinerSet se coiffait du bonnet carré, qui n’est pas déjà très-gracieux sur la tête de l’homme.

Si, en ellet, les deux parties de l’organe cérébral ne sont pas dans des proportions semblables chez l'homme et chez la femme, il me semble que tout ce qu’on pourrait en conclure logiquement, c’est que l’homm: est plus homme que la femme et que la femme eit plus femme que l’homme; ce qui n’a pas besoin d’être démontré : mais comme l'un et l’autre sont les deux monades élémentaires de l'espèce humaine, de la société humaine, et que la femme n’engendre pas des animaux, mais des hommes et des femmes, je ne vois aucune raison ni aucun avantage à la considérer comme plus rapprochée de l'animal que l’homme.

Il y a même un puissant motif pour la traiter avec plus d’égards : c’est qu’il faut absolument que le fils de la femme respecte, vénère, adore sa mère, sous peine de devenir lui-même une brute, un satyre, un âne, à l'égard de toutes les femmes.

Donc, je reviens avec amour au cervelet chéri de la génitrice. Je rêve, je me trompe, je suis un ignorant, mon cher Docteur, mais je crois ce bijou de cervelet incomparablement plus charmant, plus délicat, mieux ordonné, mieux formé que le cervelet d'Hercule. Celuici, à la bonne heure, il est assez grossier; et si ce

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