SUBDIVISIONS DES PASSIONS. FINS PLUS OU MOINS PROBABLES 2']S
volontaires. Plus généralement encore, le devoir de l'agent est de les mettre toutes autant que possible en condition de n'exister que sous le consentement de la volonté et dans une mesure qu'approuve la raison. Sous ce point de vue, les passions de l'espérance, de l'entraînement, de la quiétude, en leurs différentes modifications, la patience et la résignation mêmes peuvent être aussi des modes de la vertu, tenir du courage moral, de la prudence, de la tempérance, et inversement devenir des vices, lorsqu'elles ne sont pas bien placées et qu'une juste appréciation du devoir exige d'autres attitudes de l'âme. Et les passions de la crainte, de l'abattement, de l'inquiétude et leurs modifications sont des vices, quand elles persistent dans quelques circonstances où elles devraient être modérées ou réprimées, ou enfin tournées à leurs contraires par la raison, qui appelle à cet effet d'autres passions encore et les met en œuvre. Mais il y a des cas aussi où elles sont légitimes et nécessaires, en ne passant pas une certaine mesure.
Reprenons maintenant les trois genres de la passion et faisons varier les objets au moyen desquels peuvent se réaliser les fins qui les animent. Nous obtiendrons des espèces bien déterminées en considérant d'abord le rapport de l'agent à d'autres agents tout semblables ou à leurs actes ; puis à ces mêmes agents non plus en tant que moyens des fins envisagées, mais comme obtenant pour leur compte les fins quelconques que le premier pourrait obtenir lui-même ; puis à cet agent comparé à ses propres actes, ,et finalement aux objets «xternes et aux idées capables de susciter des phénomènes passionnels.