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naître que des fins, recoure aux systèmes, sitôt qu'il cherche un plan de bien général pour se satisfaire.
L'amour comme mobile principal du bien doit être subordonné à la justice. Le mérite du bien accompli au delà de la justice ne peut venir rationnellement que par surcroît, après l'épuisement de l'ordre du juste. Aussi ne faut-il pas croire que l'enseignement du sacrifice soit né du développement naturel et complet de ridée et de la pratique du bien moral. Ce développement n'a nulle part été suffisant, tant s'en faut qu'il ait surabondé. C'est donc Tinverse qui est le vrai. La doctrine de l'amour qui se sacrifie est le produit de l'établissement du mal dans la conscience bouleversée, et une sorte de pis-aller des religions et des philosophies; non certes en ce sens qu'on se soit contenté alors de quelque chose de moins que la loi morale, mais au contraire en ce que désespérant d'obtenir le possible, c'est à l'impossible qu'on a demandé le salut. Dans l'ordre pur de la morale et de la raison, le sacrifice lié à l'accomplissement du bien au delà delà justice n'amènerait point le mal pour le sacrifié. Mais dans l'ordre du mal moral régnant sur l'humanité, on a fait contre mauvaise fortune bon cœur et embrassé, à la place du bien qui manquait, la résignation et l'acceptation volontaire du mal jusqu'à l'anéantissement delà conscience.