‹ Science des finances (volume 2)Chapitre 10 sur 38 · PRÉFACE. XXII I · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXII I

générale devait être appliquée. Or, on ne devrait jamais publier de loi générale de finances avant qu'on ne se soit procuré toutes les connaissances des détails. 3° Troisièmement, je crois que mon livre pourra être utile aux Cosmopolites pensans, qui aspirent à juger solidement et sainement des finances. Enfin, pour ce qui concerne 4° l'intérêt purement scientifique, je renonce à la gloire d'avoir fondé ou réformé la science des finances. Loin de là, je reconnais le mérite de tous ceux qui se sont occupés de cette matière, et je crois que cette science a presque atteint sa perfection par les recherches contenues dans les traités d'économie politique, et dans les ouvrages consacrés directement et immédiatement à la science des finances. Je me suis par conséquent borné à essayer de présenter dans un ordre facile et systématique les résultats de ces recherches. Toutefois maintes choses que beaucoup de personnes considèrent comme évidentes et comme fondées sur la théorie générale ne m'ont pas paru telles. C'est ainsi par exeniple que j'ai pris la défense des impôts indirects, en les présentant sous un point de vue sous lequel ils semblent ne pas mériter les reproches qu'ils ont essuyés jusqu'ici. Presque tous les théoriciens des temps modernes se sont déclarés contre ce genre d'impôts. Mais habituellement ils ne furent préoccupés que de la forme sous laquelle se présentent dans les diflérens Etats la plupart des impôts indirects en vigueur dans la pratique. Comme ces impôts se trouvent établis et répartis sans égard au véritable revenu net des contribuables, qu'ils pré-

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