‹ Science des finances (volume 2)Chapitre 13 sur 38 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

D'un autre côté, les reproches que l'on a faits à 1 imposition indirecte , telle qu'elle se trouve établie dans la plupart des pays, et telle qu'elle a été, par exemple, caractérisée récemment par le Sr. Brunner, ne sont pas sans doute tout-à-fait dénués de fondement. Mais la question est de savoir, si l'imposition indirecte ne se laisse pas corriger et améliorer de telle sorte qu'en combinant avec intelligence les impôts directs et indirects, on se rapproche beaucoup plus du principe d'une imposition juste et égale, et que l'on atteigne beaucoup plus sûrement le but d'un bon système d'imposition, que si l'on se bornait exclusivement à une de ces deux classes d'impôts ? — Ce problème, je crois l'avoir résolu affirmativement par ma théorie, et j'invite les Critiques à fixer leur attention principalement sur cette partie de mon ouvrage. Dans la pra tique en vigueur jusqu'ici, on est généralement, et de tout temps, parti de la supposition, qu'il était d'une nécessité indispensable, de combiner les impôts directs avec les impôts indirects. Mais il paraît que l'exécution de cette mesure n'a pas été guidée par des idées claires et distinctes. J'ai suivi la pratique, mais j'ai essayé d'y porter de la lumière et d'établir les principes qui

Quesnay fut vraie. Mais non seulement cette doctrine a été rejetée par tous les praticiens, parce que dans Implication elle s'est montrée a posteriori impraticable, mais sa fausseté a été aussi démontrée a priori, d'une manière si évidente qu'il est bien difficile qu'un dernier essai puisse réussir à la faire triompher de faits aussi clairs et positifs. Voir §. 502b et suivans.

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