PRÉFACE. XV
tions; plusieurs étaient nécessaires, et ceux qui connaissent le Coran savent qu'il aurait été impossible de les éviter entièrement.
Le Riçâlé-i Berkevi, ou* petit traité par Berkevi (1), que j'ai intitulé : Exposition de la foi musulmane, et dont j'offre aujourd'hui la traduction (2), n'est autre chose qu'un catéchisme à l'usage des Turcs. Il est chez eux très-estimé et très-répandu; on en a fait plusieurs éditions à Scutari, une à Casan en 1806, et une en vers turcs. Cazi-Zadé Islambouli Ahmed ben-Mohammed Amin en a donné un commentaire (in-4° de 352 pages) qui, ainsi que le catéchisme, est en turc, et qui est également imprimé à Scutari (3). Il est
(1) Feu de Hammer a critiqué cette manière d'écrire le nom de notre auteur (Jahrbùcher der literatur, dernier trimestre de 1827, p. 8). Il a prétendu à tort qu'il faut écrire Birgilu. A la vérité, on appelle ainsi vulgairement cet auteur, avec la syllabe patronymique turque; mais dans son ouvrage et dans le commentaire qu'on en a donné, j'ai toujours vu ce nom écrit Berkevi, avec le yé patronymique arabe.
(2) Elle a été reproduite en norvégien par mon savant ami, M. Holmboe.
(3) Le traité de Berkevi et le commentaire d'Ahmed se trouvent indiqués dans le catalogue des manuscrits de la Bibliothèque impériale de Vienne (Mines de VOr., t. V, p. 286). L'orientaliste qui a fait ce catalogue a constamment écrit en latin Beregli au lieu de Berkevi, que d'Herbelot écrit Barcali.