‹ Science des religions. L'lslamisme, d'après le Coran; l'enseignement doctrinal et la practiqueChapitre 115 sur 129 · JEUNE SURÉROGATOIRE · texte numérisé non relu

JEUNE SURÉROGATOIRE

(( Les musulmans parlent beaucoup de l'excellence du mois de Rajab. Ceux d'entre eux qui observent le jeûne de trois mois le commencent à l'apparition de la nouvelle lune de celui-ci. De ce que ce jeûne a été

et aussi différents beaux édifices, monastères et mosquées. Ensuite, lui ayant donné le nom de Fath-pur (ville de la victoire), il en fit Sa capitale (c'est-à-dire le lieu de sa résidence)... » (Araisch-i mahfil, p. 74.)

(1) Hamilton, East-India Gazett., I, 553.

(2) Tippu signifie tigre en langue canara, ou peut-être lion, car en hindoustani on confond un peu ces deux animaux. Scher, en effet, signifie tigre et lion, et s'emploie dans ce dernier sens comme nom propre, aussi bien que singh, qui ne signifie que lion.

(3) Le tombeau de ce saint personnage, élevé à Arcate, est actuellement même un lieu fréquenté de pèlerinage. (Hamilton, East- India Gazett., II, 271.)

observé mille fois dans le monde musulman, on le nomme Hazâri (1). Gomme il est très-méritoire, beaucoup de gens l'accomplissent exactement. Pendant ce temps, la plupart des fidèles font chaque vendredi des distributions de riz préparé de différentes manières et placé sur des plats de bois. Les oblations se font au nom du Saïyid Jalâl Bukharî, saint très-célèbre dans les horizons (2). »

Les anciens Arabes considéraient aussi ce mois comme

sacré et le consacraient au jeûne. Il était défendu de faire la guerre durant son cours, aussi bien qu'en Moharram, Zi-cada et Zi-hijja (3). Les trois mois du jeûne surérogatoire sont Rajah, Scha'bân etRamazân.Ceieùne dure jusqu'au 7 de Schawâl : les sept derniers jours se nomment blancs. On rompt néanmoins le jeûne le 1er Schawâl, jour du 'Id-fitr dont il sera parlé plus loin.

Les musulmans de l'Inde jeûnent aussi le 10 muharram, dont il a déjà été question, et même le 10 de Zihijja, qui est le jour de la fête nommée 'Id-duhâ ou 'Id-curbân, quoiqu'on lise dans M. d'Ohsson (4) que le jeûne est interdit ce jour-là.

Le Saïyid Jalâl ou pour mieux dire Jalâl-uddin Bukhâri, qui a aussi le titre de schaïkh, était fils de Mahmoud et petit-fils de Jalâl. On le nomme le seigneur des créatures, Makhdûm-i jahâniyân. Afsos nous apprend (5) qu'il naquit dans la nuit nommée Barât, qui est consa-

(1) De hazâr, mille.

(2) Bârah Ma ça, p. 59.

(3) Sale, Observations historiques et critiques sur le mahométisme.

(4) Tableau de Vemjrire ottoman, t. III, p. 10, édit. in-8°.

(5) Araïsch-i mahfil, p. 166.

crée à la mémoire des morts (1), c'est-à-dire le 14 schaban 707 de l'hégire (8 février 1307). Quoiqu'il fût disciple de son père, qui était lui-même un saint personnage, et qu'il ait été son successeur spirituel, toutefois il retira de très-grands avantages religieux du schaïkh Rukn-uddin Abou'lfath Surhawardi (2). Étant venu à Delhi, il profita aussi des instructions du schaïkh Naciruddin, surnommé lampe deDehli (3). Il mourut un mercredi, jour du 'Id-curbanfé) de l'année 775(24 mai 1374). Il est enseveli à Utch, ville de Multan (5).

Les faquirs nommés Jalâliya (6) et Malang sont les disciples ou sectateurs de Jalâl Bukhâri. Les seconds vont tout nus, s'il faut en croire l'auteur du Khulâçat ut-taivarîkh.

Mois de Sclia' ban (7).

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