X PRÉFACE
les coutumes barbares et sanguinaires des anciens Arabes (1).
« On ne trouve pas que Mahomet ait été noirci d'aucun vice, dit le célèbre W. Jones. Ses talents pour la guerre, ses vertus morales, sa sagacité, le mettent au niveau des Alexandre, des Solon et des Lycurgue; et si le Coran est de sa composition, comme cela paraît démontré, on doit le mettre au rang des plus habiles rhétoriciens et des plus élégants poètes (2). »
Ne serait-ce point par antipathie pour les idées
morial; il a même resserré cet usage dans des bornes plus étroites. Les enfants que les musulmans ont de leurs esclaves sont légitimes.
(1) Les Arabes païens considéraient les femmes comme la propriété de leurs maris, et bien loin de leur donner aucune part dans l'héritage de leurs époux, ils en disposaient contre leur consentement. Ils enterraient leurs filles toutes vivantes, lorsqu'ils craignaient d'être réduits à la pauvreté en pourvoyant à leur entretien, etc. Ils regardaient la naissance d'une fille comme un malheur, et leur mort comme un grand bonheur. Ils avaient aussi coutume de faire vœu que s'il leur naissait un certain nombre de garçons, ils en offriraient un en sacrifice aux idoles, sacrifice qu'ils accomplissaient exactement. Voyez, pour l'ancienne religion des Arabes, les observations historiques et critiques de Sale sur le mahométisme, observations qui se trouvent à la tête de sa traduction anglaise du Coran, ou en français au commencement de la traduction de ce livre par du Ryer, édition d'Amsterdam, 1775.
(2) Dissertation snr la poésie orientale. (Jones's Works, t. XII, p. 298.)