‹ Science et libre penséeChapitre 49 sur 68 · SUR LA DÉFINITION DE L'ALIMENT · texte numérisé non relu

SUR LA DÉFINITION DE L'ALIMENT

Lettre au D^ Ricard , sénateur de la Côte-d'Or.

10 septembre 1904.

Je suis à la fois confus et honoré de l'importance que le Congrès de Physiologie de Bruxelles attacherait, d'après la lettre que vous m'avez écrite, à mon opinion sur la définition de l'aliment. En principe, toute définition est libre et par conséquent arbitraire, au point de vue purement logique. C'est le fond et la réalité des choses qu'il faut envisager, si l'on ne veut tourner dans quelque cercle scolastique. Or l'expérience prouve qu'il ne suffit pas pour entretenir la vie et la rénovation incessante des matériaux de nos organes et tissus, il ne suffit pas, dis-je, d'y introduire des principes immédiats n'ayant d'autre propriété que celle d'être brûlés dans l'économie. S ans doute les combustions sont indispensables pour

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