Un Membre, Âudirac, était mort en
(ion; aucune publication, sans roctroi d'un privilège royal. On peut en avoir une idée en consultant les intéressants détails relatifs à la fondation des Annales française de Chimie, tentée par Adct en 1787 *. Malgré la recommandation de Lavoisier faite au nom de TAca- 4lémie, et celle de M. de Brcteuil, ministre delà maison du Roi, le garde des sceaux, M. Miromesnil, ne voulut d'abord accorder le privilège d'impression et de vente <iue pour une traduction des Annales allemandes de ('rcll, et à la condition que le journal parût par numéros trimestriels. Il aurait fallu en outre une autorisation spéciale pour pouvoir mettre Touvrage en souscription, c'est-à-dire pour profiter du système le plus favorable à la vente d'un journal. lavoisier, ayant insisté, rencontra un nouveau refus (16 sept(Mnbre 1787). I^s Annales de Chimie ne purent paraître <iu'en avril 1789, couvertes par l'approbation et le privilège spécial de FAcadémie des Sciences, et à un moment où les barrières des anciens règlements sur la police littéraire cédaient de toutes parts. Il fallait la oliule imminente de l'ancien régime pour que la Sricnce obtînt l'entière liberté de publier ses OKuvres. On comprend par là pourquoi la Société pbilomalbi«iue, (juoique remontant en réalité par ses origines