DE LA VIE DE L'AME DES NOUVEAU-NÉS. A
d'être asservi à la natuf^e. Le grand Kant même fait faire au nouveau-né des réflexions sur son délaissement et son manque de liberté et le fait mettre en colère pour un juste chagrin. Il dit : « Le cri que fait entendre un enfant à peine né n'a pas le ton de la lamentation, mais celui de la colère et du courroux qui ont été soulevés en lui,,çon parce que quelque chose lui a causé de la douleur, mais parce que quelque chose le fâche, probablement parce qu'il veut se mouvoir et sent son impuissance à cet égard peser sur lui comme une chaîne qui lui enlève la liberté. » Ainsi pensent, d'une part les philosophes spéculatifs^ d'autre part les philosophes empiriques! Mais qui ne reconnaîtra pas dans un tel parallèle quelle transformation extraordinaire a subie la direction entière de nos pensées au point de vue philosophique dans le cours d'un petit nombre d'années, par suite de l'influence des sciences . empiriques et de la transformation de la manière de faire les recherches !