Logistique et Arithmétique
M. Lucas de Pesloùan ^ est plein de qualités : il a la fraîcheur, Tardeur etTentrain delà jeunesse, de l'abondance et de l'aisance dans le développement, des enthousiasmes qui plaisent, des admirations qui montrent la valeur de son jugement et Télévation de son esprit ; il imite Pascal, qui est le plus inimitable des modèles ; mais il l'imite parce qu'il l'aime, et il le cite : son ironie est d'ailleurs moins perfide que^ celle de Louis de Montalte. On le lit sans ennui, et cela est un mérite pour qui parle de Logistique. Il est vrai qu'il n'en parle que peu. Anaxagore voulait que tout fût dans tout ; M. de Pesloùan se contente de dire que tout tient à tout et, à propos de tout, il parle de tout ; encore, lui reste-t-il presque tout à dire ; on s'étonne quand il s'arrête et je crois bien qu'il s'étonne lui-même de s'arrêter ; mais, dit-il, « c'est du travail pour une autre fois ». Voilà qui nous promet une belle bibliothèque ; il faut s'en réjouir.
M. de Pesloùan est fort sympathique. Il ne peut manquer de perdre ce que ses qualités ont d'excessif; déjà, dans certaines parties de son