LA GÉOMÉTRIE
ment, comme dans une sorte de rêve philosophique, et qu'on est incapable de les préciser dans les applications particulières qu'elles contiennent en puissance.
Le rôle primordial donné aux coordonnées trilinéaires est légitime et naturel dans un livre où Ton se propose essentiellement de familiariser le lecteur avec la Géométrie projective, où Ton entend ne pas dépasser cette Géométrie et même à peine la théorie des coniques et des quadriques ; mais, si Ton se place à un autre point de vue, le concept de coordonnées est si général et la notion de coordonnées trilinéaires si spéciale, qu'on peut bien n'encourir aucun reproche pour dédaigner cette petite généralisation des coordonnées de Descartes ; il va sans dire que cette observation n'a rien à faire avec le livre de M. d'Ovidio*, qui suit bien un plan logique, parfaitement ordonné, mais il serait possible d'en trouver ailleurs des applications.