‹ Science et philosophieChapitre 23 sur 68 · I. par la (erreur qu'inipire U dflonaliiin. Voir plus loin · texte numérisé non relu

I. par la (erreur qu'inipire U dflonaliiin. Voir plus loin

quelque invention ou prédiction propre à Bacon. La composition qui produit ces effets est désignée par une anagramme, sous laquelle on entrevoit une formule analogue à celle de Marcus Graecus.

Albert le Grand (H 93-1280), ou l'auteur anonyme qui se cache sous son nom, dans son traité De MirabilibuSy qui est de la même époque, reproduit les descriptions et les formules de Marcus Graecus sur la fusée et sur le pétard. Mais la force élastique proprement dite des mélanges explosifs et son application régulière au lancement des projectiles demeurent ignorées de tous ces auteurs.

Le feu grégeois et les compositions congénères étaient surtout redoutables comme agents incendiaires vis-à-vis des navires et des tours de bois et autres machines de guerre, mais bien moins dangereux pour les hommes, ainsi qu'il a été dit plus haut : leur emploi était plus atroce qu'efficace à la guerre. Le sentiment d'effroi produit par le bruit et la flamme une fois émoussé par l'habitude, on se garait assez facilement de la matière enflammée. Nous lisons dans Joinville que des hommes et des chevaux, bardés de fer à la vérité, furent couverts de feu grégeois sans en avoir été blessés.

Les effets psychologiques de ce genre ont été fort recherchés autrefois en Orient, comme l'atteste l'em-

ploi des chars armés de faux, celui des éléphants , etc. Noos avons vu reparaître ce même sentiment lorsqu'on a proposé, pendant la Commune, la mise en avant des bêtes féroces, déjà lâchées contre les Romains par les derniers défenseurs de Tindépendance grecque à Sicyone ; l'emploi plus moderne des obus chargés avec du sulfure de carbone renfermant du phosphore, mélange qui s'enflamme spontanément i Tair; celui des obus chargés d'acide cyanhydrique, etc. De tels procédés, après la première surprise passée, cessent d'être efQcaces vis-à-vis des races courageuses et réOéchies comme les nôtres, parce que leurs effets sont moraux plutôt que matériels. Si quelques individus peuvent en être cruellement atteints, il est cependant facile aux armées de les éviter, avec un peu de sang-froid et de résolution.

Les terreurs récentes excitées en Angleterre et en France, par l'emploi de la dynamite comme agent révolutionnaire sont nées des mêmes illusions et tomberont bientôt. S'il est vrai que l'on peut assassiner quelques hommes et exercer des vengeances individuelles avec de tels engins, il n'est pas moins certain que des imaginations surexcitées ont seules pu y voir les instruments efficaces des promoteurs des revendications sociales : de tels agents ne sau-

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raient produire que des effets localisés et limités, incapables d'exercer une influence matérielle tant soit peu étendue.

Mais revenons à Thistoire des matières explosives.

De nooTelles propriélés plus puissantes que les andennes ne lardèrent pas i être découvertes dans les eoraposîtions salpètrées; elles menèrent à l'emploi définitif de la pondre à canon et à l'abandon de raocienne artillerie de guerre.

Vers la fin du xui* siècle, on voit apparaître la première notion claire de l'application de la force propulsive de la poudre pour lancer des projectiles. L*usage de la fusée conduisit à placer dans le même tube que celle-ci, et en avant d'elle, un projectile lancé par la force impulsive de la fusée elle-même. Dans un manuscrit arabe, dont la date est rapportée

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au çommencemenl du xiv* siècle, on trouve le passage suivant ^ :

« Description du mélange que Ton fait dans le medfaa :

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