Loi du 3 brumaire an IV, titre iv
des traraax de l'ioteUigeoce bumaioe, et la prem\ae classe avait pour sa part les sciences phyaqoes et maUiéniatiqDes. Jusqa'à quel point cette conception absolue d'une organisation, construite Ic^quemeot d'après des principes rationnels, étaitdle favorable à l'édocalioa générale et i la perpétuité des traditions scientifiques ; jusqu'à quel point poorrait-elle être contraire au développement spontané de l'esprit d'invention, c'est ce que je ne veux pas examiner ici. Ce sont d'ailleurs les sciences proprement dites qui ju^fient le plus aisément une telle conceplioD a priori ; et c'est là qu'elle a produit, en effet, les Truits les plus brillants.
Entrons dans les détails.
D'après les lois de fondation de 1795 et f 796, la classe des sriences pbjniqnes et mathématiques devait:
1' S'assembler en particulier six Tois par mois, trms de ces séances étant publiques; tenir chaqae mois une séance commune avec les autres classes; enfin se réunir à l'Institut tout entier, chaque année, dans quatre séances publiques et solennelles;
i" Publier tous les ans ses travaux et découvertes ;
Les pièces qui avaient remporté les prix ;
Les mémoires des savants étrangers qui lui étaient présentés;
EûÛQ la description des inventions nouvelles les plus utiles;
S"* Elle était chargée de toutes les opérations relatives à la fixation des poids et mesures ;
k"* Deux de ses membres, désignés par l'Institut, devaient faire chaque année des voyages utiles aux progrès des arts et des sciences ;
5"" La classe proposait et adjugeait deux prix annuels, distribués en séance publique de Tlustitut tout entier;
6"" Elle nommait au concours, en commun avec rinstitut, vingt citoyens chargés de voyager pendant trois ans et de faire des observations relatives à l'agriculture * ;
7o Elle devait posséder (en commun avec l'Institut) une collection des productions de la nature et des arts, ainsi qu'une bibliothèque relative aux arts ou aux sciences dont elle s'occupait;
8*" < L'Institut rendra compte, tous les ans, au Corps législatif, des progrès des sciences et des travaux de chacune de ses classes. >
En 1802, le premier Consul ajouta à ces attributions la présentation de l'un des trois candidats qui devaient être désignés au choix du gouvernement