LES BOURSIERS
L'institution des boursiers de renseif^n^^ment supérieur auprès des Facultés des lettres, des sciences et de médecine, a été l'une des créations les plus démocratiques et les plus fructueuses pour t'eoseig:neineDt public qui aient été faites dans ces huit dernières années. Elle a proGté largement à l'instruction secondaire, auquel elle a concouru i fournir les maîtres qui lui manquaient, — plus de trois mitlelicenciésà l'origine, — aussi bienqu'àl'enseignement des Facultés. Cependant, comme toute institution nouvelle, elle présente quelques imperfectiom; elle n'a pas encore trouvé exactemeu* '"
conditions de son équilibre entre les deux ordres d'enseignement, supérieur et secondaire, et elle a donné lieu à diverses critiques. Peut-être n*est-il pas inutile de rechercher jusqu'à quel pointées critiques sont fondées, afin d'en tirer parti pour perfectionner rinslitution elle-même. Rappelons d'abord l'objet de cette fondation et les services qu'elle rend chaque jour à l'Etat et aux divers ordres d'enseignement, services que l'on est parfois enclin à oublier.
Les bourses d'enseignement supérieur ont pour destination de fournir aux jeunes gens capables les moyens de compléter leurs études et d'acquérir les grades de licencié et d'agrégé, ou équivalents^ sans imposer à leur famille ou à eux-mêmes des sacrifices excessifs. C'est en effet un sacrifice considérable que de poursuivre pendant plusieurs années, sans salaire ni profit d'aucun genre, des études scientifiques ou littéraires. Cependant l'Etat a intérêt à ce que ces études soient cultivées, tant pour le bénéfice commun de la société que pour le recrutement spécial de ses services.
Au point de vue général des études, l'institution des boursiers fournit aux Facultés des lettres et des sciences des élèves, désignés par un concours public et préalable. Ces élèves choisis^ astreints à l'assiduité et soumis à une certaine discipline, forment