MY^ LIVRE VIII, INTRODUCTION
ciens dans les résultats positifs de leur système était excessive; le confort, et parfois même le luxe apporté dans certains pays à l'aménagement intérieur des prisons leur a enlevé pour les habitués de la petite criminalité leur caractère intimidant. Il reste acquis que la certitude de la découverte des coupables, Texcellence de loutillage de la police judiciaire, ont plus d'effet sur le ralentissement de la criminalité qu'un système répressif perfectionné.
En ce qui concerne le caractère réformateur de la peine, la prison, avec un régime éducatif spécial, ne peut amender que les caractères indécis et peu formés. Mais dans la population des détenus il y a, en réalité, à côté de cette catégorie de coupables, des condamnés dont les instincts sont droits et n'exigent pas de procédé réformateur, et d'autres dont les instincts foncièrement pervers ne sont pas susceptibles d'être améliorés par un régime pénitentiaire.
Enfin, quant au reclassement du condamné libéré, la recherche d'une position le jour où celui-ci quitte la prison, et les obstacles qu'il rencontre alors, sont ime des grandes difficultés de la pratique du régime pénitentiaire. Le dévouement de la charité privée et du patronage ne parvient pas toujours à résoudre ces difficultés; il n'est peut-être pas non plus toujours conforme à la morale sociale de faire à certains condamnés libérés une situation équivalente ou supérieure à celle de l'honnête homme luttant sans faillir contre l'adversité.
tt50. La peine moderne, encore une fois, est un élément non pas absolu, mais relatif et l'école contemporaine mettant en relief le caractère relatif de la pénalité ne peut pas se contenter de formules générales. Elle ne croit pas