Cette conception admet une volonté déterminée
par les conditions organiques de la vie individuelle et
sociale; elle admet en même temps une activité cons-
ul) FouUlée, se raUachant au cartésianisme, considôrc l'idée de liberté comme une idée-force qui se réalise en étant pensée.
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ciente dirigée vers le bien et capable de s'élever graduellement à une liberté et à une moralité toujours plus grandes. Elle justifie la pensée de Hegel : ^ L'histoire universelle est l'histoire de la liberté. ^
§ 2. La liberté relative.
968. Si nous appliquons cette conception à la conduite de l'individu dans la vie, nous voyons que tout être humain a en lui un élément de liberté et un élément de nécessité.
11 tient de. la liberté la possibilité de choisir entre des motifs et de vouloir ; il tient de la nécessité l'empreinte que sa famille, sa race, son milieu, son époque donnent à son caractère et qui détermine la direction de son choix.
En d'autres termes, nous sommes doués d'une liberté interne conditionnée par les lois générales de l'univers et, dans les limites de ces lois générales, nous conservons une dose de spontanéité ou de force de réaction plus ou moins grande.
96B. Le même moteur, agissant sur deux machines à coudre identiques, produit des effets identiques.
Le même insecte, se posant sur deux dionées semblables, produit des contractions nerveuses analogues.
Le même stimulant, agissant sur deux animaux semblables ou sur le même animal à deux moments successifs, produit déjà des effets variables.
Enfin, s'il s'agit de deux hommes ou du même homme pris à des instants différents, la divergence des réactions est plus considérable encore.