‹ Science sociale (volume 2)Chapitre 2 sur 55 · SOCIALE · texte numérisé non relu

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fflpnien ; il veut confier la répartition des richesses à on pape.

M. Blanqui veut qu'on arrête la production. Toujours du despotJBine. Loin d'arrêter la production, il faut l'augmenter. Ce n'est pas la production, qui est en trop; c'est, la consommation, qui est en trop peu. Croit-il qu'il y ait, actuellement, assez de production, dans le monde : pour, que chaque habitant du globe loit dans l'aisance ; pour, qu'il ait toutes les commodités que puisse comporter, le complet développement de son intelligence ? Ou, M. Blanqui croit-il : qu'une équitable répartition des produits de la richesse^ puisse avoir lieu autrement ? Quant au trop peu de consommation, il existe : par V inéquitable répartition des richesses matérielles et intellectuelles ; par la domination du <;apital ; domination, que M. Blanqui protège avec passion.

Que M. Blanqui sorte de la voie bourgeoise, si incompatible avec les nobles sentiments qu'il vient d'exprimer ; qu'il entre dans la voie du raisonnement, qui est celle de la justice; et, personne plus que lui, ne sera à même d'être utile à l'humanité.

Nous arrivons à Malthus et à Godwin.

Qui ne connaît le fameux passage de Malthus :

•— « Un homme qui naît dans un monde déjà occupé , si sa famille n*a pas les moyens de le nourrir, ou si la société n'a pas besoin de son Ira» vail^ cet homme n'a pas le moindre droit à réclamer une portion quel* conqne de nourriture , et il est réellement de trop sur la terre. Au giand banquet de la nature, il n'y a point de couvert mi^ pour lui. La nature lui commande de s* en aUer, et elle ne tarde pas à nieilte elLe-inôiue cet ordre à exécution. »

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