TROISIÈME CONDITION PRÉALABLE
SAVOIR : SI, CE QUI EST GENERALEMEPÏT COBIPRIS, PiK
anéantiêument de l'esclavage; v'est poiht, au contraire;^ im MOYEN DONT LES MAITRES SE SERVENT POUR LEURRER LES ESCLAVES; ET, RIVER SDCCESSIVEMECT LEURS fers; AUSSI FORTEMENT QUE POSSIBLE : SEL01 LES DIFFÉRENTES EPOQUES.
•* Les ooTriers français sont si misérables qar, dans les provinces de hante industrie, coDUMh ^ Picardie, entre Amiens, Cambrai et Saint-Qoestin , les paysans , sons leurs huttes de terre, B*Mi '^ point de lit; ils se forment une couchette de fcriles sèches qui, pendant l'hiver, se changent en fs* mier plein de vers ; de sorte qu'an réveil les pèrH et en(auts s'arrachent les vers attachés à It chair* La nourriture, dans ces huttes, est de mène ^ gance que le mobilier. Tel est l'heureux sort de cette belle France. On citerait une douzaine de i» provicces où la misère est au même degré : BreUgne, Limousin, haute Anvergne» Cévennes, Alpes, Jura, Saint-Étienne, et même dans la Tonnia^ dite jardin de la France.
« A cela les industriels répondent qn^il faodftrt répandre les lumières, Tinstruction. Eh ! qoe sert* elle il des misérables qui n'ont pas de qooi s^ sister? Elle les poussera à )a révolte! ■•
FouRiKR, Nouveau monde industriel, p. 37*
— « En face de tant de maux , de tent de bMy tes, que faire, qa*iDTeater, que donner? Des ctiseils? A qui? sur quoi? Des remèdes? La fiigrène est venae, le malade est foa , 3 bat ta ;
8GIBKGB SOCIALE.
médecins , il les chasse , il les tue. Que reste-t-il donc qui soit possible ? Avertir et pleurer ! *» AuGusTs LucHET, Le Nom de famille.
— « Dans toute 1 Europe, depuis vingt années, U durée de la vie moyenne s'est sensiblement accrue ; partout le chiffre des populations s*élève dans une progression soutenue; partout les guerres tendent à devenir plus difSciles et les fléaux plus rares ; partout les causes de la mortalité s'affaiblissent , mais nulle part Tabondance des moyens de subsistance ue s'accroît assez rapidement ; partout le prix des objets de luxe tend à s'avilir ; nulle part celui des denrées de première nécessité ne s*abaisse : d*oà il suit que partout se propage le goAt contagieux d'un luxe prématuré et que partout devient plus incurable et plus hideuse la plaie de la misère.
R La misère a changé de face ; elle n'est déjà plus généralement Téta t grossier d'une population superstitieuse et rustique, mk ressriitài«t presque AuruN besoin; elle est l'extrémité terrible d'une multitude incrédule et corrompue supportant impatiemment des privations nombreuses, »
Émiijl de GiRARDiif , Etudcs politiques, p. 135.
— «« L'industrie et la frugalité de l'ouvrier ne peuvent pas le mettre à. l'abri de la misère; la masse des salariés employés à Fagriculture est nue, elle meurt de faim dans un pays oii il existe surabondance de vivres. »
Assemblée des artisans de Birmingham,
— « Londres , chambre des communes , 28 février 18?.G. M. Iluskissun, ministre du commerce, dit : <( Nos fabriques de soieries emploient des mil- « licrs d enfants qu'on tient à Tatlacbe depuis trois M heures du matin jusqu'à dix heures du soir; com- •• bien leur donne-t-on par semaine? Un schelling •< et demi, trenle-sept sous de France, environ cinq • sous et demi par jour, pour être à Tattacbe dix- •• neuf heures , surveillés par des contre-mallrea - munis d'un fouet dont ils frappent tout enfimi n qui s'arrête un instant. »
« Yoilà lesclavage rétabli par le fait. »
Focatu, Nouveau monde induittfie'
266 SGIEIfCB SOGIALB.
— « Les esclaves ici (Amériqae da Mord] Mit moins surchargés de travail et mieux voignéi f m ia plupart des paysans d'Europe, Leor état de bieu-é(re est attesté par la rapidité avec laquUe | leur race pullule. »
M. Michel Cbevalxei, Lettres sur V Amérique du Nord, note 4.
— (1 Pour la démocratie, la liberté se préseate i sous un autre aspect : la plus dure servitude pov die, ce n'est pas la privation de certaines fraockises politiques; le joug qu^elle porte, celai doat . elle est le plua impatiente de se délivrer, c*est celui de la misère. L'homme qui jl paim b*est ni LiBKs, car évidemment il n*a pas la disposilionde ses facultés soit physiques, soit intellectuelles, loit morales. »
M. Michel Cbbvamer, Des intérêts wuUériels, p. 4.
— «La Presse f et en général tous les jounux, \ ont inséié la note suivante :
« L'administration fait en ce moment prépirer •> un projet de loi concernant la mendicité dini le « royaume, etc. •
« Il résulte de cette note que la France, vu
trente-deux millions d'habitants compte quitr*
millions de mendiants. *»
Reçue indépendante, avril 1842.
— « Pendant le même espace de temps et pan» les hommes de même âge, il meurt deux personoo dans la société libre et cinq forçats. Dans les mêmes circonstances, il meurt* deux personnes dtsi la société libre et de six à sept détenus dans itf maisons centrales. Un homme de trente ans au bi* gne a la m(^me chance de vie qu'an homme de ciaquante-huit ans dans la société libre. Un honae de trente- troi.9 ans dans la maison centrale a U même chance de vie qu'un homme de soixanleqnatrei ans dans la société libre.
« L'âge où la morlalité sévit le plus dans les maisons centrales est l'âge de seize à vingt ans.
« LorsquM meurt deux jeunes gens de sctse à vingt ans dans la sodété libre, il est pénible de lemarquer qu'il en meurt douze en prison. ■•
Journal des Économiste», bulletin, odiht
— « Il esirvmi q«e Vtm ne tient pku à k eé*
SCIKNCB SOCIALE. 287
lébnlioa du diBaocbe et des ftles. U se inHiTcra donc des éoooooiisies poor cdcaler que roarrier •jaai peimissioB de IraiTailIer toate l'année, regagne ninst sur le dminncbe ce qne la diminntMO léelie dn salaire lai lait perdre! Qoant à hm», je propose d*écnre sur le Panthéon , aa-dessas de celle inscriptioB : Aux gntnd» hommu* la pairie reeoMnaittamle , éetle antre inscription : Les onvriers trataii/aient six jours ei titaieni le sep- Heme sans travaille''; la rétf^uiion esl venue, ei rouvrier a élé obligé de iravailUr les sept jours de la semaine pour ricre. »
Piaaaa Lsaodz , de la Ploutocratie. Revue ùtdépemdante, octobre 1842.
— « La France peut donc se définir ainsi : UMÛns d'an million d'individus, hommes, femmes, enfants, représentés par cent quatre-yingt-seize mille chefs de famille, forment une Tsste maison de commerce possédant nn capital qa*on ne saurait estimer et qui a pour nom la Fbavcb. Cette maison met an- Dudlement en activité trente-quatre millions d'employés et d'ooTrieri, hommes, femmes, enfants. Le fruit de ses opérations est de. rapporter, au mini' mum , neuf milliards de revenu brut ; déduction fsite des semences et antres frais matériels d'entretien de son outillage général, il lui reste en bénéfice, on en revenu net, trois milliards huit cents raillioBs(l}.
Id,, ièid.
— « La grande plaie , la plaie horrible et toujours béante de la propriété (2), c'est qu'avec elle la population, de quelque quantité qu'on la ré" duise , demeure toujours et nécessairement sura-
X 3,800,000,000 par 196,000 chefs de famille, vous aurez, , plus de 20,000 fr.de revenu pour chaque famille dVlecteur. ind vice des ouvrages de M. Proudhon est d'avoir laisse inle mot pbopbiétk; et, surtout, djavoir nommé souvent proropriété du sol. II y a longtemps : que, cette faute est corni longtemps : que, Daunou a dit :
rver ce dernier nom (de propriété) aux seuls domaines ter- 'est employer un langage inexact et dangereux.
{Essai sur les garanties intUviduelUs, p. 34.) )ien à désirer : que, M. Proudhon rectifie son langage; et, 1 reconnaisse : que , le matérialisme est la soaroe de toate lors, ses écrits seront d'une grande utilité.
268 SCIEKCE SOCIALE.
bondanie. Dans tous les temps oa s'est plaiit de l'excès de popolation, dans toos les temps la p» priélé s'est troavée gênée de U préscnee da psapé* risme, sans s'aperoeroir qn'dle seule en était eaaie: anssi rien n'est plus carteaz qœ la diversité àm moyens qu'elle a imaginés poar Féteindre. L^atm» et l'absurde s'y disputent la palme.
« L'exposition des enfants fut la pratique tante de l'antiquité. L'extermination en gros et a détail des esclaves, la guerre civile et étrtsgàe prêtèrent aussi leur secours. A Rome, où la propriété était forte et inexorable , ces trois aïoyesi furent si longtemps et si efBcacement enployéi, qu'à la fin Tempire se trouva sans habitants. Qmii les Barbares arrivèrent, ils ne trouvèrent penmse: les campagnes n'étaient plus cultivées; Tlierk poussait dans les rues des cités italiennes.
« A la Chine , de temps immémorial , c'est il famine qui est chargée du balayage des ptovra. Le riz étant presque la seule subsistance da petit peuple, un accident fait-il manquer la récolte? El quelques jours la faim tue les habitants par bj*riades ; et le mandarin historiographe écrit deai les annales de Tempire du milieu, qn'mi telle usée de tel empereur, une disette emporta vingt, trest^ cinquante, cent mille habitants. Puis on estent les morts, on se remet à faire des enfants, joaqs) ce qu'une autre disette ramène un même rénltst. Telle parait avoir été de tout temps l'écoBoaie confucéenne.
« J'emprunte les détail suivants k un écoiomiste moderne .
•( Dès le quatorzième et le quinzième sièdci « l'Angleterre est dévorée par le panpérisoie; ^ «porte des lois de sang contre les meDdiants." [Cependant sa population n'était pas le quart «fett qu'elle est aujourd'hui (1).]
(1) Ilest bien k remarquer : que, toujours le paupérisme a élédil: avoir sa cause dans Texcès de population. Le fait est : que, la popaU- Uon, de la province la plus peuplée d'Europe, pourrait doubler; et, avoir encore du superflu : sous une bonne organisation sociale; soas une bonne organisation de la propriété.
Voyez à cet égard, dans notre Économie politique, Fétode relative a la population.
KIKMCK SOGfALK. 269
« Edouard défend de Cure TMinidDe Boas peine ■ d*enipritOBiienea( Les ofdonoaiices de 1517
• et 1560 présentent des dispositions nnalo^oes en m cas de récidive. — Elisabeth ordonne qne cba- « qne pannsse nourrisse ses panTres. Mais qn'est- « ce qn'nn pauvre? Charles II décide qn'one rési- « dence mom^coniesiée de quarante jours constate « rétablissement dans la commune; mais on con- « teste» et le nouvel arrivé est forcé de déguerpir. « Jacques II modifie cette décision , modifiée de « nouveau par Guillaume. Au milieu des examens, «des rapports, des modifications, le paupérisme « grandit, l'ouvrier languit et meurt.
« La taxe des pauvres, en 1774, dépasse 40 mil- « lions de francs ; 1783i 1784, 1785 ont coûté, tannée commune, 53 millions; 1812, plus de *• 187,500,000 francs; 1816, 250 millions; eu *> lv417, on la suppose de 317 millions.
« En 1811 la masse des pauvres iniicrits dans «• les |>aroisses était évaluée à quatre millions, du •> tiers an quart de la population.
•» France. En 1544, François I*' institue une « taxe d'auro(>ne pour les pauvres, avec contrainte '«pour Tacquittement. 1566,.158C rappellent le u principe en rappliquant à tout le royaume.
•• Sous Louis XIV, qnarauie mille pauvres iu- •> feslaient la capitale (autant à proportion qn*au- « jourd*bui). Des ordonnances sévères furent ren- «dues sur la mendicité. En 1740, le parlement de
• Paris reproduit pour son ressort la cotisation •» forcée.
« La Constituante, effrayée de la graudenr du « mal et des difficultés de remède , ordonne le
• statu quô,
•t La Convention proclame comme dette' natio» m nale Tassistanoe à la pauvreté. Sa loi reste sans « exécution.
« Napoléon veut au5si remédier au mal : la *• pensée de sa loi est la réclusion. Par là , diu sait- il , je préserverai les riches de Timportu-
• nité des mendiants et de l'image dégoûtante •• des infirmités de la honten.<ie misère. O grand « homme!
• De ces faits, que je pourrais multiplier bien davanti^, il résulte deux choses: l'une, qae le paupérisme est indépendant de la populalioa; I'n-
olMqnu d'impuraU, de jnunlcur, ma* air q! I ^ niirv. n «rrlfe , pour un {rand Dnnbrr , f|nc la paillf snr Inqndle i1> mvclmil a'«tt pai nnos^-^ Uf tons t«s an>: elle cilbuinlde, ponirir, coasaie la pillastp qui la rcMuirc. •
Jinimnl fa Riformf, 8 dteemlire III13-
— • Qunuil Ir niiitrc l piiiil>« ihns I» ns» 1 •rs , rc ne viui |>lut ilcB fuils imliiidneU qui h nuMiii, >n.ii< àv, giii«ralilc) wchUs. -
PiilMtpih lin bHdfel, par M. Ëoiut.uid oV MiKU, 1. 1, p. 317.
— • Loraiiu'iinc touSdè ni ti proTuodriBnil gaiigi^iiér, nvaiil de rfceuvrir quelque moimlilF. il Paul iiii'iiii csliicljîno soend ht irKËù'rr d*iii un hnplénie de miig. -
U.. itiJ.. p. 3X\.
— ' Dans l'arine hunwiuc oA rûtldligeucr on- |i bal iHiur U dicMlUrc , ]« force améc drs goutnnaiils u'est pas [dut léplîme que cdle itt ia- il
/J.,l.ll,p. â7. ]
— • Lh rérurmalciirs acluda loudieiit pu tont i lea pmnla k du rvoJiléa dnuloarente* ; ili ttriienl I avec Biie plane Innnptedansiu larmes, et des crit ^ d'angoittei répowlenl ■ leur toh. Et commenl u'en imil il pai ainiî dans Dne ■ocïélé anui cruelle eiiiurs tes cnfaiils? A'oyei doiie coninc
— — J'ai nin pari d'Inlïllïgence, de saiulr, de xirir , di- Tiiree pbjfique à vuus consacivr; uccupei-iuoi !
" — Je ne pni-; vous occuper ; cela ne dcpcnd
. — Que pi.l»-JL- j faire?
- — Poui(|uoï doiic Oli-i-ïous ioililuée, Social
!■ — Pour protéger tous les inlérêls et faire rt pecler lous tes droils.
. — Mdis le premier iulcrOt, c'est bien l'îiitéi de la cousiiiialioii , et le druil le plus saeir, c>
■.c ne rrl-pond pus.
> au Ici donc que je deinaude I'e
SCIENCB SOCIAL V. 271
il faat que le riche lui en donne l'exemple : pourquoi l'âge de se marier serait-il fixé à dix-huit ans pour celui-ci et à trente pour celui-là?
• Puiit il serait à propos de s'expliquer catégoriquement sur cette prudence matrimoniale que l'on recommande si instamment à l'ouvrier ; car ici la plus (ilchense des équivoques est à redouter, et je soupçonne ces économistes de ne s'être point parfaitement entendus, h Des ecclésiastiques peu éclaiffrés s'alarment lorsqu'on parle de porter la pru- • denoe dans le mariage; ils craignent qu'on ne «s'élève contre l'ordre divin : croissez et multi' m pliez. Pour être conséquents, ils devraient frap- « per d'anatbcme les célibataires. >* ( V. Droz, ÉcO" funme politique.)
•• M. Droz est trop honnête homme et trop peu théologien pour avoir compris la cause des alarmes des casuistes, et cette chaste ignorance es^ le plus beau témoignage de la pureté de son cœur. La religion n*a jamais encouragé la précocité des mariages, et Tespèce de prudence qu'elle blâme est celle exprimée dans ce latin de Sanchez : j4n U» cet 06 melum liberorum semen extra vas ejicere ?
« Destutt de Tracy parait ne s'accommoder ni de Tune ni de l'autre prudence; il dit : « J'avoue « que je ne partage pas plus le zèle des moralistes « pour diminuer et gêner nos plaisirs , que celui « des politiques pour accroître notre fécondité et M accélérer noire multiplication. »
M Sou opinion est donc qn'on fasse Tamour et se marie tant qu'on pourra. Mais les suites de l'amour et du mariage sont de faire pulluler la misère; notre philosophe ne s'en tourmente pas. Fidèle an dogme de la nécessité du mal , c'est du mal qu'il attend la solution de tous les problèmes. Aussi ajoute-t-il :
« La multiplication des hommes continuant dans « toutes les classes de la société , le superflu des « premières est successivement rejeté dans les das- «I ses inférieures, et celui de la dernière est nécesm nirement détruit par la misère. ■
• Cette philosophie compte peu de partisans avoués (1); mais elle a tur toute autre IVantage
(1) Cette théorie ^la seule rationnelle , au point de vue matérialiste; , le matérialisiè pouvait raisonner. Celte philoeophie , devnûi donc
incontestable d'être âémonirée ptr la pntiqie. C'est aossi celle que la France a entendn profeiser naguère à la chambre des dépotés, lora de la discussion sur la réfome électorale. li y aun Imjours des paucres , tel est Paphorisme poUUqie avec lequel le ministre a pulvérisé rargumeat <fÂ> rago (1). il y onra toujours des pauvres; m, , avec la propriété (2). »
pROUoomr , Qu est-ce que la propriétit p. 167.
— a Diaprés les renseignements que j'ai pu it> cueillir, les remèdes au paupérisme et à la féccadite indiqués par Tusagë constant des nations, par la philosophie, par l'économie politique et par les réformateurs les plus réceuts , sont compris dui la liste suivante : masturbation , onanisme, pécl^ . rastie, tribadie, polyandrie, prostitution, castratim, réclusion, avortemeut, iufauticiJe.
«L'infanticide v«cnt d'être publiquement demandé en Angleterre par une brochure dont Tuteur se donne pour disciple de Mallhus. Il pnçoK un massacre annuel des innocents dans toutes k» familles dont la géuération dépasserait le qonhrr fixé par la loi; et il demande qu*uii cimetière WÊr gnifique, orné de statues, de bosquets, de jets d'eai, de fleurs , soit destiné à la sépulture spéciale dtf enfants surnuméraires. Les mères iraient dans cf lieu de délices rêver au bonheur de ces petits anges, et toutes consolées reviendraient en faire d'astres qu'on y euverrait à leur tour. »
PaoDDHOzr , Qu est-ce que la propriété!
•^- « Il résulte de cette note quasi ofificicidir que la France compte quatre millions de net-
diants Près du naevième de la populatiw
réduit à la condition de mendiant ! Le neavièv
être celle de M. Proudhon ; dont, tous les ouvrages prouvent le Siatérialisme.
(1) Et, cet aphorisme restera vrai t aussi longtemps qu'il pourra t avoir des pauvres; et, aussi longtemps qu'il ne sera point démootré: qu*il est possible d'organiser la société, la propriété de manière : à ob' qu'il ne puisse y avoir de pauvres.
(2) Si, ptLT propriété t M. Proudhon entend : raliéuationdusolàia» individtt; il a raison. Mais, Ventrée du sol à la propriété etdleelifi^ ■an» la découverte de Tinstruction réelle; ne feraiti que plongor 11 fi* ciété : aa sein de PaDârehie.
Ul.
SCOERGE SOGTALE. 273
^ la France tmobé dam an éUt plus abject à bien dm égards qoe eeloi des esdaTes de rantiqaité.
• Il y a lel arrondissement de Paris qui, sor une p^wlatioB de quatre-vingt mille habitants, compte «naoellenMBt qoinze, vingt , et jusqu'à vingt-qoatre mille indigents inscrits snr ses contrôles. Il y a telle ville de FVance, Reims, par exemple , qui, aor ose popnKition de trente-six mille ftmes, compte vingt-deux mille ouvriers non patentés, àatd dix à denxe mille déclarés indigents.
« Os indigents des villes ne doivent pas être raafoadaa aree les quatre millions de mendiants de k staéîstiqae ofBcielle
«Ajoutez à cette masse d'indigents offi«dlemeat seeooms par les bureaux de bienfaisance emxy etc.
« Et yroma trouverez que porter cette classe aa mAoBC nombre que celle des mendiants , c*est probablement rester au-dessous de la vérité.
« S*il falTait prendre Paris peur le type de la oaadtiioo des bafailante des viUet, ce nombre d'iodigents devrait être estimé beaucoup plus grand.JCar iP y a telle année oA, à Paris, le nombre des décès dans les hôpitaux « dans les prisans et à la Mbrgue, s'est trouvé de 44]f/2 sur 100 comparé au nombre total des morts.
M Ils remarquent que si le tiers de ceux qui meurent à Paris meurent dans les hôpitaux , le quart de ceux qui y naissent , naissent dans ces mêmes hôpitaux. »
M. PiiRRE Leroux, de la Ploutocratie,
— «t Adimanthe. Qu'entendez-vous par ollgareUe? — Socratc. J'enleads une forme de gouvernement où le CENS décide de la condition de rhaque citoyen , où les riches par conséquent ont le commandement, auquel les pauvres n'ont aucune part.
On se livre de plus en plus à la passion
d'amasser ; plus le crédit des richesses augmente, plus celui de la vertu diminue. L'or et la vertu ne sont-ils pas , en effet , comme deux poids mis dans une balance dont l'un ne peut monter que l'autre ne baisse ?. . . Par conséquent, la vertu et les gens de bien sont moins estimés dans un État
274 SCIENCE SOCULE.
à proportion qa*on y estîme daTantage les rkki et les richesse!
« Socrate. l>ans tonte société oà vous vend des pauvres, il y a des filons cachés, des coopem de bourse , des sacrilèges et des fripons de (osfe
espèce — AdimmUhe. Mais dans les gw*
▼ernements oligarchiques n'y a-t-il pas beaucoup
de pauvres? Presque tons les dtojeBi le
sont, à Texception des chefs.' — 'SocraU, Ne sonmes-nous point autorisés à croire qu'il sV tront beaucoup de scélérats armés >d*aignilIons qae ki magistrats contiennent dans le devoir par k vigilance et par la force? — AéUwumtke. Ooi. — St» craie. Mais si Ton nous demande qui les a frit icaItrb, ne dirons-nous pas que a*est r%noruoe, la mauvaise éducation, et le vice intérieur dn gooveruement ? — Âdimanthe, Sans doute. •
Platon, Réfubtique, liv. Ylll.
Cette question n'est autre : que, celle de Tapplication de la fausse valeur du moi Jiber té ; questioD, déjà discutée : en examinant la valeur du mot esclavage* Nous y renvoyons nos lecteurs.
Lorsqu'il n'y a point encore de serfs; et, que le mot géuérique : esclaves ; ne renferme encore aucune spécialité, il est évident : que,
Si les terres, par défaut de population, n'ont encore aucune valeur commerciale ;
Si, le nombre des esclaves s'accroît au point : qu'il soit trop grand, pour les besoins des maîtres ;
Si, par défaut de communications, facilitant les échanges; l'entretien du nombre d'esclaves superflus, est plus coûteux : que, ce qu'ils produisent nej rapporte ;
Si, le rassemblement d'un grand nombre d'esclaves, dans une même domesticité, donnant à tous un même intérêt ; devient dangereux : à la sécurité des maîtres ;
Il sera avantageux, à ceux-ci, de confier à un certain nombre d'esclaves, qu'ils feront semblant d'émanciper sous le nom de serfs, des terres incultes : dont, les maîtres conserveront la propriété ; et, dont les serfs, pouvant toujoui's être vendus avec la terre , n'auront qu'un usufruit conditionnel. Ces terres se trouveront améliorées ; et, augmenteront : non-seulement les revenus; mais aussi les capitaux des despotes. De plus : ces despotes se débarrasseront, ainsi ^ du fardeau : de nourrir, vêtir, loger, soigner : dans l'enfance, la maladie ou la vieillesse ; des esclaves qui leur sont inutiles ; tandis qu'en même temps, condition bien autrement importante, ils créeront à chaque famille serve, des intérêts particuliers ; qui les rendront toutes rivales ; et, les mettront, ainsi, hors d'état de pouvoir s'unir, dans le but d'attenter : au despotisme quilles domine. Les mai-
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à proportion qa*on y estime daTantage les rkki et les riciiesses
« Socraie, Dans toate société oà voos xtnn des pauvres, il y a des filous cachés, des coopnn de bourse , des sacrilèges et des fripons de tmk
espèce — jidimantke. Mais dans les f»
▼ernements oligarchiques n*y a-t-il pas beuooif
de pauvres? Presque tous les dtoyeu le
sont, à TexcepUon des chefs.' — Socraie. Ne mh mes-noas point autorisés à croire qu*il sV t^^o"** beaucoup de scélérats armés d^aigailloas qaeki magistrats contiennent dans le devoir par h vigilance et par la force? — Aditmmihe. Ont — <&* craie. Mais si Ton nous demande qni les a frit NAÎTRE, ne dirons-nous pas que s'est r^Donsct, la mauvaise éducation, et le vice intérieur âa goovememeot ? — Adimanike, Sans doute. •
Platon, RépubUque, lîv. VIII.
Cette question n'est autre : que, celle de Tapplication de la fausse valeur du moi Jiber té ; question, déjà discutée : en examinant la valeur du mot esclavage* Nous y renvoyons nos lecteurs.