CINQUIÈME CONDITION PRÉALABLE
VOIR DES IDEES PARFAITEMEIIT CLAIRES : HOS-SEULE- BIENT SUR LA COMPATIBILITE OU l'iNGOMPATIBILITÉ DI L^EMAIfCIPATIOIl AVEC LA PROPRIETE INDIVIDUHXB, PRISE EH GÉNÉRAL , OU AVEC l'uTîE OU l'aUTRE SPt ^jKALITE DE PROPRIÉTÉ; MAIS ENCORE, SUR L'aFFU- CATION QUI DOIT ETRE FAITE DES PRINCIPES, SOUS GB RAPPORTS RECONNUS INCONTESTABLES : POUR , QUB LE INTERETS DE TOUS LES PROPRIETAIRES » OU AU MOnS, CEUX DE LEUR IMMENSE MAJORITE ; SOIENT COMPliU- MENT CONCILIES, AVEC CETTE MEME APPLICATION.
« Chose bizarre! nos paUîcistes de i«iiecifèet répètent, depuis six ans, que nous sommes à ac époque de doute et d'incrédulité , ce qui fait fiablement de la nécessité d*ane certitade (1) k grande question contemporaine; et pas oassile^ pendant n*aborde encore cette question. Discato sans poser authentiquement un principe (S)| *
(1) Il est deux eapèces de certitudes : la première, relative à rédootion, à une foi quelconque ; Tauire, relative à riostruction, à laideMtfi à rincontestabiiité. Lorsque, le doute est devenu général; lorsque, ki propositions , dérivant de Tinstruction, sont mises au-dessus de œlki dérivant de l'éducation ; lorsque, en un mot, il n*y a plus de foi sociale possible; il ne reste de certitude possible : que, celle dérivant de U science. Alors, ce n'est pas une certitude, qu'il faut dire ; mais, la ee^ t itude.\
(2) Par le mot principe, MM. Bûchez et Roux entendent probsbiement : une vérité, sur laquelle ceux qui raisonnent ^ soient d'aœord. Mais, c'est précisément là ce qui manque : il n*y en a plus de priiicipei<
8C1BNCE SOCIALE. 30i
eatiVe; et, nons disons : que, les intérêts d'aucun propriétaire légitime, sans exception aucune, ne sera lésé . ptf la transition, à l'organisation nouvelle.
Mais, et nous ne cesserons de le répéter : l'entrée du sol à la propriété collective ne peut contribuer à Téfflancipation sociale : que, pour autant : que, Torganisation rationnelle est déjà admise en principe ; et, qu'il ne s'agit plus que d'une affaire de transition, parfaitement déterminée; chacun connaissant déjà, (m pouvant connaître : le but, auquel la société peut et veut arriver. En dehors de cette circonstance, l'entrée du sol à la propriété collective ne ferait qu'augmenter l'anarchie ; et , par suite , l'esclavage des masses.
Nous voilà, maintenant, en état de connaître, avec précision : et, l'esclavage et la liberté. De ces connaissances, nous pourrions déjà tirer des conclusions, réellement applicables à la société, dans le but de détruire : et, le despotisme ; et, l'anarchie. Mais, auparavant : examinons l'état actuel de l'opinion : et, relativement à la pratique sociale; et, relativement à l'opposition.
— « J*aanii droit de ooDceroîr de battes eipérauces, si je suis assez heoreax pour troaver 8ealement uri chose qui soit certaine et indabiU* b]e(l). »
DESCARTKSy Méditation t
— « La science politique est encore dans Teofance. Nos luttes téuébreuses et notre anardiie profonde d^aujourd'hui, comme nos rérdations d^ puis cinquante ans, le prouvent an surplus de U façon la plus évidente.
« Il n*y a pas cinquante ans que la nudiioe à Tapeur est inventée; mais, dès le jour de sod la* vention (2) , tous les mécaniciens se sont accordés sur les pièces qui composent cette machine, sor leurs rôles , sur leurs proportions ; ils ne diilèreit même ])as sor les perfectionnenaoïts à déooanir. C'est que la mécanique est une science, et qae Part du constructeur de machines est fondé sor cette science. Mais il n*en est pas de même pour la mchine sociale. Pas de principe , pas de science qni serve de guide et de règle aux coostructears de machines politiques , et à tous ceux qui s*éngent, au sein de la société, en tuteurs de cette sodélé, sous les nojns divers de rois, d'empereurs, de priaçes , de ministtes , de sénateurs, de représeotaaU de la nation nommés par elle, et enfin de joaroalistes ne relevant que de leur pensée.
«( Cette nombreuse cohorte de mécaniciens poli" tiqnes se divise à l'infini : toi capita, M semus. <• M. PiERaK Lsaoux, Bévue indépendoKUy juillet 1842.
— « Les enfants peut-être seraient plus cbers a leurs pères , et réciproquement les pères à leof enfants, sans le titre d'héritiers, »
La B kvtèrb, Caracihres, ch. n.
(1) Qu'est-ce qu'unie chose certaine? qu'est-ce qu'une chose indabitable? avant d'avoir résolu cette question : Comment reconnaître uoe chose certaine, une chose indubitable? Voilà, le cercle vicieux: dans lequel, la philosophie s'est traînée, depuis son origine.
(2) M. Pierre Leroux se trompe. Fui Ion avait inventé la machine longtemps, bien longtemps avant de trouver des mécaniciens qui toolussent reconnaître : que, deux et deux font quatre; quoique Tari^bmétique soit bien certainement scientifique. 11 y a mille pareils eieai* pies. Présentez du saint-simoDisme, du fouriérisme , de ranardname» vouiB aurez des milliers do partisans. Présentez la vérité, tout le mooéi vous tournera le dos.
— «•X'espcrez pas faire oa boa citoyen d'mu 6U dénataré. Vous n'aarez préreaa que de gnuMb crimrs si ?oas ii*opposez à r^;areinent des cufasls que les peines sévères de U loi. Voos n'aorcz pas sans dottte (brmé des eufanls selon la natare, ?oas n*anrez pas formé d*exceIlenU ctloyeas avec oeu 4|n*nn- motif d*mtérêt aura seni contenus dans les bornes extérieures du devoir ; mais vous aurez da moins étilé un grand scandale à la société et le danger des exemples contagieux. Vous risqaez de placer dans les mains du père an poavair dont qnelques-uas abuseront peut-être ; mais, sans exanuner d*après Pexpérience de quel côté est le plas grand danger, le remède contre Tabus est daaa les limites dn pouvoir. Ce qui aurait été îmaMral à l'égard dn père de famille ne le serait pas BMÎas à regard des cullatcraux, la société civile Ibnaaat entre tous les citoyens d*uu méaie Etat an liea de fraternité qui leur imp'ise des devoirs res| ei le droit de teiter iCe$t itrieiemeni que Fi plinement préiumé de cei deroirt. Vous détraîtez le lien précieux de rbumaailé, si rbéritier présomptif peut regarder la succession qu'il convoite avec avidité comme une proie qui ne peut lai édispper sous aucune considération, et qui est «oastraite à la volonté de celui qu'il aura négligé, aiécontenté, et peut>élre outragé et persécuté. •
TaoxrncT, ÂMêemblée naiiotude^ 5 a%rd 1791.
— «• Un de mes amis voyageait Q J a qaelqae temps en Angleterre, et visitait, an pays de C^allai, les Tastes usines de M. Crawshay, Il fat frappé de ce qu'un très-grand nombre de diemius de Uïï destinés aux charrois entre les fonderies et les Un" ges d'une part, les mines .et les canaax de Taatre, étaient tfMis construits d'après an tienx système fort impartait , relui des ornières rrcnse«. Il de» roaoda |MMirquoi on ne les cliangeait [«as pour d'antres ornière* saillantes, faisant observer que l'économie qui en résulterait dans 1rs frais de traction serait suffisante pour pa}er le« frais de reconstruction eu deux on trois ans au plus.
m Rien tCt%i plna jusU-, répondit le maître de « forges ; cependant nous maintenons nos viaax « cbemios à ornières creuses, et noM les maintien-
• droos indéfiniment, parce que, pour patser da
• vieux systéaM an aoaveaa, il faadrait dn temps, « deux on trois ans peut-être, et, pemiant Tinter-
294 SCIENGK SOCIALE.
« val le, DOS wagons ne pouvant aller à la fois sur « les deax systènei , doqs serioas obligés d'blcr- « rompre notre fabrication , de faire chômer o(4 «( capitaax et de laisser cinquante mille ooTriers « sans travail et sans pain. La difficulté n'est qK « dans la transition , mais jusqn*à présent die ne •• semble insurmontable. •
« U en est de même en matière sociale. H est assez aisé d'apercevoir que tel système oiTre m tel autre des avantages décidés (1), et qoe âroB pouvait, d'un coup de baguette, faire sauter la «k dété du premier an second , tout serait poar le mieux (3); mais entre les deux il y a un abtiiie(3]. Comment le franchir (4)? Comment rassurer ces droits anciens à qui rien ne semble garanti ssr li rive opposée (5) ? Comment tempérer rimpatienœ
(1) Cela n*est pas et ne petit pas être : du moment qu'il s'agit de passer d'une organisation sociale basée sur la force, sur l'erreur, à ^o^ « ganisation sociale basée sur la justice, sur la vérité. Ce que dit M. Chfr* valicr, n'est vrai : que, pour passer d'une organisation sociale baaéesar la force; a une autre organisation ayant la même base. La IransitioD, d'une organisation sociale quelconque basée sur la force, à TorgaDisiiion sociale rationnelle, est facile, par essence ; aussitôt, querexpérienee a prouvé aux gouvernants : que, la force seule est devenue incapable de servir de base à Fexistencc de l'ordre. Auparavant vous leur montreriez la nouvelle organisation : dans toute sa gloire; et, la facilité de transition, dans toute son évidence ; c'est, absolument : comme, si vous ne leur montriez rien. Allez donc montrer la raison à Giarenton ; et YOtts verrez : quelles grimaces elle excitera !
(2) Ce serait si peu pour le mieux; que, ce serait pour le pire. Sopposez la société, basée sur la justice par un coup de baguette, sans que le besoin en ait été senti; et, sans que la justice ait été, préalablement, démontrée; le lendemain du coup de baguette, les hommes s'égorge^ ront ; et le surlendemain le despotisme sera rétabli : sous, une forme; o%<Bous une autre.
(3) Il y a si peu un abime : que, le chemin est uni comme une glace. Il n'y a d'abîme : qu'entre deux organisations sociales, basées sur la force.
(4) Trouvez l'organisation rationnelle; et, vous verrez : que,c'ot très facile... toujours quand le besoin en est senti. Mais, vous ne le sentez pas encore. Monsieur Chevalier; ni vous, ni les vôtres.
(à) Il n'y a pas de doute : que, si l'on passe d'une organisation sociale, basée sur la force ; à une autre, de même espèce ; loin, d*aToir des garanties sur la rive opposée; il y a certitude : de tout perdre, pour œux de la rive aocieime.
8GIEHCE SOCIALE.
;e ; et, que depuis que la presse et le protestantisme stent, il est impossible de faire rétrograder à aucune classes composant la série des esclaves, aucun de- ) de cette échelle ; nous concluons et fious disons : ■ L'esclavage , ou l'appropriation du travail des nasses, sous quelque nom qu'il puisse être caché; et cessé : d*êtrè un moyen, qui puisse contribuer au maintien de l'ordre. »
SO
296 8GIBRCB SOCIALE.
social : entre Pattributioa légale de quelque propriâé aux individus ; et le communisme ; que , de troirrer quelque chose : entre la réalité et l'illusion.
Nous avons déjà démontré ; ou, plutôt, nous avoi» rapporté les démonstrations des communistes euxmêmes*; prouvant : que, le communisme est absuide en théorie. Il le serait tout autant, en pratique ; s^l n'était pas déjà suffisamment absurde de supposa: qu'une chose absurde, en théorie réelle, pût ne pcunt l'être également en pratique. En effet : même en supposant qu'un couvent soit une communauté réelle; une absence de propriété individuelle ; ce qui serait aussi erroné que d'assimiler le despotisme d'un seul à la liberté de tous ; ce prétendu communisme ne peut exister : qu'au sein d'une société qui lui serve de sanction ; et, l'existence de cette société-sanction est impossible : en dehors de l'attribution de quelques propriétés aux individus. Supposez une prétendue communauté, privée de cette sanction ; et, à la moindre injustice da despote, vous aurez une anarchie : qui, dégoûtera, pour longtemps, des systèmes de communauté* Mais, il est honteux de s'arrêter : sur de pareilles folies.
Si, l'émancipation est incompatible avec le coittmunisme, il faut : ou, qu'elle soit impossible en ellemême ; ou, qu'elle soit compatible : avec les deux et pèces de propriété ; ou, avec l'une d'elles.
L'émancipation est-elle compatible : avec, l'attribo' tion aux individus, de la propriété foncière ?
Nous avons déjà démontré : que, l'aliénation 4!lt^> aux individus, est incompatible : avec le comgpet di-
PRATIQUE SOCIALE
« La peine de mort sera-t-elle conservée ou abolie? Si on la conserve, à quel crime sera-t-elle réservée? Je passe avec respect devant un autre problème qui précède ces deux-là ; il est de savoir si rborome a pu transmettre à la société le droit , qu'il n'a pas lui*mênie , de disposer de sa propre vie.
« Dans le nombre des hommes qui gouvernent Topinion, Montesquieu, Rousseau, Mably et Filangieri maintiennent qu'il Ta pu ; Beccaria le nie, et chacun sait quel est, depuis vingt-cinq ans, Tascendant de son esprit sur les autres esprits. Cette question a des profondeurs que Tœil peut à i>eine mesurer ; je m'arrête donc sur les bords, et je suppose que la société ne puisse priver de la vie un de ses membres sous peine d'être injuste ; cette supposition adoptée, voici mon raisonnement : garantissez-moi que la société pourra dormir paisible sans cette injustice-1^ (1)
«• L*ftme est agréablement émue; elle est, si je puis le dire, rafraîchie à la vue d'une association d'hommes qui ne connaît ni supplice ni échafaud.
Je conçois que c'est bien la plus délicieuse
de tontes les méditations; mais où se cache la société de laquelle on bannit impunément les bourreaux?
laadAat toute l'époque d'igaoraDoe, U n'y aura jamais, sur yUe ini^lft^ hea de laisonnable à répondre.
laTie. Maïs, une pareille réponse est une échappatoire. Car, il est, ou il doit être sous-entendu : que, les propriétaires ne doivent rien perdre de leur fortune, au changement d'ordre social.
Cela est-il possible, au point de vue des propriétam du sol, les seuls dont nous ayons îcî à nous occuper?
Cela est possible ; cela est facile.
Qu*est-ce qui fait obstacle à l'entrée du sol à la piepriété collective?
— L'hérédité : établie jusqu'à un certain degré dé parenté ; après lequel, la loi ne reconnaît plus desaccessibilité de parenté ; et, y substitue : celle de l'État, pour les individus décédés ab intestat.
— Jusqu'à quel degré, la parenté rend-elle apte à succéder?
— Jusqu'au douzième.
— Et, pourquoi le code bourgeois n'a-t-ilpasétabH: que, la communauté succédera! t à un degré moins éM que le douzième?
— Par la même raison, qu'il défend au père de disposer de ses biens, à l'exception d une faible partie; pour, que ces biens restassent au sein de la famille* Dès, que l'État aliène ses propriétés foncières, quand il en a ; c'est, qu'il aime mieux prélever son revenu ei argent, sur le travail des prolétaires ; que , de déshé* rîter un bourgeois : qui, certainement, n'a pas ph^ de droit au 12® degré qu'au 30'.
Et, l'aptitude à succéder jusqu'au 12* degré, «*' elle utile : comme excitant au travailî — Nfdlement. Ne rendez apte à snctiéder : que, (hw
scieifCB sociàLK. S09
la ligne direcla ; et, l'excitation au tra^iûl n'en soofîttXk ancunement ; surtout, si ehaque propriétaire est libre de disposer de ses biens, par testament , suceeswm sur lesquelles l'État pourra placer un impôt qui anra les avantages : de ne peser sur personne ; et de ne porter aucune atteinte à l'excitation au travail.
— Et, en France, à combien se montent, annuellement, les successions non directes ?
— En moyenne, à plus de 7 (MX millions officiels (1). Si, vous augmentez ce chiffre de ce qui est fraudé sur les droits; vous pourrez calculer sur un milliard.
^Hai8,tousne succéderont jioini ab intestat. Voilà la part de l'État réduite, au quart de cette somme ; û, TOUS mettez un impôt de '25 pour 100, sur les suc- Maions par testament (2).
— C'est vrai. Mais, une fois qu'il sera universelle- Ottent admis, en principe : que, le sol, pour le bonheur de tous, doit entrer à la propriété collective ; lorsque, w principe sera inculqué : par l'éducation ; et, con- Bnné : par l'instruction ; combien de donations à l'Elat pendant la vie! combien de propriétaires ayant des héritiers directs viendront en aide au temps ; et, conocreront une pai'tie de leur fortune à l'émancipation Itt peuple ! A-t-on oublié : tout ce qu'il y a de puis- ^M^ dans une conviction religieuse ! Et, d'ailleurs, ^ y a d'autres ressources encore dont nous parlerons
(1) Le montant des successions esl d'environ dix-sept cents miUions. ^ sacce&ions en ligne directe 8*élcvent à environ un milliard.
0) S'il cUit jugé néccMairo, rien Bcmpcche de porter à 50 pour ^ le droit de tester; en le rabaissant progressivement jusqu'à 2ô *«if 100.
ÂIÂ SCIEKCE S0a4LE.
un monilc linon inisginlire, aa moins trè^-dlffid-' Ipmenl possiLEe (I). '* c'al dam celle etgite i» régiiin quel» fiiijmrs réliJent (S); ayMitt leb«'< espril de lei ]f laisser, «1 d'habiter avec Umj
liT, fi que Je pbaofopbc n iiiis au nng dcl gnodi i légi.ili leurs dil : Si quit aligiiem inUrfretril, «^ ' fciH onidrre. inorli morialttr !..... Sus placer m'I [■rincipf dam le ciel, je txoU qu'il ett bien prit de tea^rinblrT \ ses v^rilb lupttines , qo'aDeas pwple n'eil libre dp recannnilre an de ne p«a i«* EuniuKrp, qu'une ■uembite ne déci èle iij ne ja|M mais profes», rMMnatl, «luretie (3). - 1
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Ds M.I!T
Soifé
j de Saiitt-Pèteraèourg,
— Tuer le plus d'hommes qu'il est possible^ quand on est payé par lel individu, est, dans le droit naturel: comme dans tout droit révélé.
Tuer des hommes, quand on est payé par tel autre individu ; est, contre le droit naturel : ainsi que contre tout droit révélé.
Tuer des hommes, quand on est payé par tel indi-
(I) S'il n'esl, que difficilement possible; il esl donc possible? Ponrquoi, alors, l'avoir traité <]« chimère : deux lignes auparavant?
(i) Des raisi'urà, oui; mais de Iri's-maiivais faiseurs. Va bon faiseur Dc se borne pas à dire : que, ta perfedion sociale est possible; il le prouve. It est \\Tai que, tes preuves sont inutiles : jusqu'à ce que la uécesshé vienne ouvrir les yeui, à ceux qui doivent en proiiler.
(3) ;l en estainsi, et nécessairenienl : pour tout ce quiest nécessaire, à l'existeunc sociale. Il en o^t ainsi, pour l'anthropomorphisme : aussi longtemps que l'anlbropomorpliisme e^t nécessaire et possible. Quand la possibilité disptrait \ la nécessité dc la coufesaioa «'évanouit.
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tidu, peut, relativement à ce même individu, être, en même temps : selon le droit natur el ; et, selon tout droit révélé; ou, contre le droit naturel; et, contre tout droit révélé.
Ce qui précède, est relatif : aux individus entre eux.
Quant aux sociétés entre elles :
Tuer des hommes, ou des animaux , est également : Ion le droit naturel ; et, selon tout droit révélé. Et, pour les sociétés, vis-à-vis des individus : Tuer un homme, pour avoir commis tel fait, est, wiqourd'hui : selon le droit naturel ; et, selon tout droit févélé;
Tuer un homme, pour avoir commis ce même fait : ii*étaitpas, hier^ sçlon le dro it naturel ; et, selon tout droit révélé ;
Peut-être demain : n'en sera-t-il plus ainsi ; toujours cdativement à ce même fait.
Tel, depuis l'origine de l'humanité, est l'énoncé de la pratique sociale ; à l'égard du droit dç vie et de ittort.
303 scimofi fiocfAM.