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Bout en fcriM», i leur ticoifile, ua pkiloMpiie lui-mime, d^couonot imI lei plus tubliines vérïlëi , te Taisaiil , par du tuilu de rsniMmcnwali
lr^s-al)slrait>>. . »
— Comme vous lui en faites faire ; pour l'empticher d'être agriculteur.
— a ... des miiimei de juïlice lirvcs Je l'amour 'le l'ordre engiinértl, continue Rousseau, ou de la lalonté de ïon créateur ; en un mot , quand nom lui luppeierionadans l'upritautiinld'inlelligencecldelaniièni qn'il doila'oir eli|u'onliii trouve, eo effet, de peMDUureld£9tn{iiili[é... •
— De ta Stupidité, jirDpremeul dite« aïaotle veibe I
— » , . . i[oelle utilitt retirerait fe^pSce de tonte «Ile mJlai^iiifde , cmlinae Rims^enn , ijiri ne pourrnil se eDtnninmquer cl ijaï pèrirùt inv
l'imfirilki (fut Tiurail inTOntûï? "
— Eh bien ! voyez-vous maintenant : que, tout cela est avant le verbe ?
— " (jncl progrèa, CMitinne Rontsetu, pourrait faire le genre banaia êpan dans les boit,paniMilMaDàMiiii,T.Btj«u^'i(|wl fioiitt fs&naÎMt se perreclionner et t'éelairer muluellemeul dei hoTumet qui , n'ayant oi doraicile liie ni aucun besoin l'un de l'autre,.. »
■ — Pas même celtti d'une lanière, pour y mettre ses petits, comme l'ours et la panthère ?
— C'est bien tlommage : que, ces gens-Iâ ne puissent se parler avant de penser. C'est cela, qui aurait été miraculeux! Il faut être fou, pour dire de pareilles ohosos. U faut être plus que foN , pour les adirer.
SCICMCB MMUAU. I3i
ftocuseront, peutrétre, d'en dire trop. Tant mieux. Une fois que l'on comprend, le reste est ennuyeux. Que ceux qui nous comprennent déjà ne s'ennuient pas ; qu'ils nous abandonnent. Nous ne voulons être béquille : que pour les boiteux.
— - « ... si, continue Rousseaut elle ne fut indispensable. »
— Si, le langage est la suite nécessaire, de la cohabitation de deux êtres sensibles, il est évident : qu'il est indispensable. Telle est la nécessité qu'il faut démontrer ; le reste est du bavardage.
— « Je dirais bien, comme beaucoup d*autref, continue Rousseau, que les langues sont nées dans le commerce domestique des pères, des mères et des enfants ; nais, outre que cela ne résoudrait point les objections... »
— 11 n'y a pas de doute : que, cela ne résout pas les objections. Mais, avant de résoudre des obser>'ations ; avant de discuter un fait ; il faut l'établir. Rousseau a dit, en conunençant, qu'il veut éloigner les faits de la question. Mais, c'est là une sottise impardonnable; et, il faut être académicien, pour la couronner. U n'est pas besoin de s'assurer de l'existence d'un prétendu état de nature, sottise pommée comme état constant, pour savoir qu'il y a : tendance de l'homme pour la femme, de la femme pour l'homme, protection du mâle pour une ou pour dix femelles si vous voulez ; mais, protection constante, jalousie, etc., ainsi qu'il en est pour le singe, et pour tous les autres animaux, qui
sont à la tète de la série. Nier cette attraction, cet effet de l'organisme , est ignorance ou mauvaise foi.
— « ... ce serait, coDtinue Rousseau, commettre la faute de ceuiqui, raisonnant sur Fétat de nature, y transportent les idées prises dassla société 9 voient toujours la famille rassemblée dans une même halnta* tion... »
— Encore une fois ; et, mille fois encore, s'il estoé- | cessaire ; avant le verbe, il n'y a pas de famille proprement dite, de famille morale. Mais, il y a famille figurée, famille physique, famille organique si vous voulez. Il faut être fou pour le nier.
— «... et ses membres, continue Rousseau, gardant entre eu me i union aussi intime et aussi permanente que parmi nous... »
— Avant le verbe, il n'y a pas union, il y a cohabitation. Nul doute : que, si le verbe ne se développait; Thomme quitterait une vieille femelle ; et, la femelle un grand enfant. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Une femme donnerait-elle à teterà ses petits; et, son mâle les protégerait-il ? Voilà la question, et la réponse n'est pas douteuse. Nous vous accorderions même plus. S'il le fallait, nous vous laisserions disposer du mâle. La cohabitation entre la mère et les enfants, que vous ne nierez certainement pas, suffirait pour développer le verbe.
— « ... où, continue Rousseau, tant crinlérèts communs les sent; nu lieu que dans cet état primitif, n'ayant ni maisons, ni cabtoes, ni propriété d^aucune espèce, chacun se logeait nu Lnsard, et soutrot ' pour une seule nuit. »
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— Allez donc étudier rhistoire natordle, avant de Dous compter de pareilles calembredaines !
— « ... les màlei et les fenellet, cùmfâmmt MÊmmtam^ twatÊÊÊàiaâ i«r« lulemenl, selon la rencùstre, roccasiMi et le èimr» »
— Allons donc ! la promiseoité n'existe : qœ. dans votre sale philosophie. Il fallait on déverçcndé. ecnannr Platon, pour l'inventer ; et, cehn-li méritaâ. nûsm giKr tout autre, le nom de cynique. Ajoutez, ponr fUmu^nr des chiens : que, la promiscuité o'exisl» pdint Hkz k loup, le renard, et le chacal, dont ils K«t oriçdroir^. Tant que le rut dure, le mâle oe quitte point la f^a^ile. Après le rut, quelquefois le mâle s en éloigne : msM. ee n'est : jamais, que pour les espèces oà la mère peut M' gner seule ses petits, immédiatement apr^ l^ir naissance.
— « ... sans que U parole , cyimilame R4^Heui , Ua v» i^t^tryt^f^ cessaîre des cboses qv'îlf avaient à %t bîre. »
— Ceci, est une mauvaise plaiêzitUffif- : ^t, indi^ï^de la pudicité de Rousseau; il eut été mieux de reeherelHiP^ si, de cette tendance organK{ue v^^r» un/: faMiIle |/hy- BÎqne, ne naissait point, né^esMiremerU^ le 4^el//f^^' ment du Terbe : partout, où la sensibilité r^^tl^ i^ irtptpvait : au sein de cette famille.
— « Uf tt qnittaic^it avec la aiéaie fac3îlé, tm^ûmwt Evm««4ii, La mère jUaitait d'alM»rd ses enlmls ponr »• propre htufimi pt'u , rbaUhideles loi ayant rendus cber»... •
— Avant le verbe, il n'y a ni cher, ni odieux ; il y
a des tendances, et rien de plus. Du reste, vous conTenez : qu'il y avait cohabitation^ jusqu'à possibilité de vivre seul. Eh bien ! il fallait prouver : que, pendant cette cohabitation, il y avait imposjsibilité que le verbe se développât. Pourquoi donc passez-vous là-dessus, comme sur des charbons ardents !
— «... elle les nourrissait ensuite pour le leur, w continue Roussean.
— Elle raisonnait donc? Raisonner avant le verbe! n'est-ce pas comme c'est logique !
— A Sitôt qu'ils avaient la force de chercher leur p&lure , conlinue Rousseau, ils ne tardaient pas à quitter la mère elle-même... »
— Sans avoir appris à parler, n'est-ce pas ? Vous aDtt voir : que, d'après Condillac : les enfants apprendront à parler, chacun une langue différente ; qu'ils ne s'entendront pas entre eux ; et, que la mère ne les entendra pas. 0 philosophes !
— A ... et eomme il n*y avait pas d'autre moyen de se retrouver, continvA Rousseau, que de ne pas se perdre de vue... »
— Vous savez : que l'homme n'a pas d'instinct, sek» M. Rousseau. Le renard retrouve son trou et les petits y retournent. Mais l'homme ! vous sentez qu'il lui est impossible de retrouver sa cabane. 0 philosophie! sotte philosophie I
— ((... ils en étaient Ineulôt au point, continue Rousseau, de ne ptf même se reconnaître les uns les antres, p
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— Le même est excellent ! Vous ne saTez donc pas : que^ pour se reconnaître, il faut se connaître ; et^ qu'avant le verbe, il n'y a pas de connaissance proprement dite. Quand on affirme : qu'un chien reconnaît son maître : ou Ton parle d'une manière figurée ; ou Ton affirme qu'il a le verbe ; ou l'on dit une sottise. On dit aussi : que, les belles de nuit dorment pendant le jour. Vous ètes-vous jamais avisé, de demander à une belle de nuit, ce qu'elle avait rêvé ?
— « Remarquei encore, continue Rousseau, que l*enfant ayant tousses besoins i expliquer... •
— On vous le répétera un million de foiS : avant le verbe, il n'y a pas de besoin. C'est, comme sf vous disiez : qu'une pierre a besoin de tomber.
— « ... et par conséquent, continue Rousseau, plus de clioses à dire... »
— On n'a jamais à dire que ce que l'on pense ; et, pour penser il faut parier.
, — « ... plus de choses à dire à la mère, continue Ronsseau, que la AUre à Tenfant , c'est lui qui doit faire les plus grands frais de rin\ enlion, et que laltngue qu'il emploie doit clic en grande partie son propre ouTrage... »
— Voilà, la répétition de l'invention d^Çondillac, qui donne aux pères leurs propres enfants, pour leur apprendre à parler. Qu'un homme dansr^ fièvre poétique de l'invention, dise^^s folies ; cela se conçoit , il est sur
*et
le trépied. Mais, qu'un.homme de sang* froid les répète, cela n'a pas de nom.
— n ... ce qui multiplie, continue Rousseau, autant lés langues qail y a d'individus pour les parler. »
— Voyez-\ous les frères et les sœurs d'un même père, d'une même mère parler chacun une langue différente de celles de leurs père et mère qui, eux-mêmes, en ont chacun une différente , et de celles de leurs enfants? 11 faut être archi-fou pour dire de semblables choses ; et, une génération de fous admire de pareilles folies ! 11 faudrait être plus fou qu'eux pour prétendre les guérir. Heureusement les générations meurent ; et, il y a de l'espoir : pour celles qui s'élèvent et n'ont pas encore été pourries : par la gangrène de leurs pères.
— a A quoi contribue encore , continue Rousseau , la Tic errante et vagabonde , qui ne laisse à aucun idiome le temps de prendre con$i»taiice; car, de dire que la mère dicte a Tenfant des mots dont il devra se servir pour lui demander telle ou telle cbose, cela montre bien comment on enseigne des langues déjà formées , mais cela n'apprend point romnient elles se forment. »
— Cela est vrai. Mais, nous apprendrez-vous : comment elles se forment? Nous allons voir.
— (( Supposons, continue Rousseau, cette première difficulté Toincae* Fraucbissons pour un moment Tespacc immense qui dut se trouver entre le pur état de nature et le besoin des langues... »
— L'espace immense I pas la millième partie d'une seconde. Du monaent : que l'homme est complet ; que les deux parties de l'homme physique sont réunies ou
SCIBRCB SOCULB. 137
plutôt unies ; le besoin des langues se fait sentir. Et, ne l'oublions pas, noos appelons homme : tout être réellement sensible, capable de se développer dans le temps.
— «... etcfaerchoDSy en les soppo^nt nécessaires, continue Ronsçean» comment elles purent commencer à s^établir. Nourelle difllcnité pire encore que les précédentes... »
— Allons ! nous allons voir. Mais hélas ! ce sera encore du Condillac réchauffé.
— «... car, continue Rousseau, si les hommes ont eu besoin de la parole poor apprendre à penser, ils ont eu bien plus... »
— Bien plus... c'est faux. Autant, à la bonne heure. Ne faites pas le poète. Son erat hic locus.
— «... ils ont eu bien plus besoin encore, continue Rausseau, de sa* voir penser pour trourer l'art de la parole. »
— N'est-il pas vrai : que, voilà une effroyable difficulté ? Jamais, un philosophe ne pourra parvenir à la vaincre. Mais, donnez-la au premier gamin de Paris, pourvu que ce ne soit pas le fils d'un portier de philosophe, il la résoudra, sans même se distraire d'une malice. Pour parler il faut penser, dira-t-il ; et, pour penser il faut parler. Alors, on apprendra à parler et à penser en même temps. Et, là-dessus : le gamin vous fait la nique.
— • Et quand on comprendrait, continue Rousseau, comment les sont àé la yoix ont été pris pour les interprètes couTenlionnels de nos idées... »
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— Qu*est-ce-que vous nous chanlez avec votre voix? Ne dirait-on pas : que pour parler, pour avoir le verbe, il est nécessaire d'avoir de la voix? Les sourds-muetsaveugles et privés d'odorat dès leur naissance parient. Est-ce pour embrouiller la question : que, vous faites ici intervenir la voix, comme condition nécessaire? Puis, il n'y pas d'interprètes conventionnels des idées primiiivement. Une idée est une pensée ; et idée, pensée, et parole doivent être simultanées. L'expression couventioiDielj, appliquée aux langues, n'a été jusqu'à présent qu'une expression figurée ; à moins qu'on ne parle delà nomenclature chimique, établie par l'Académiedes sciences ; et, celle-là plus que toute autre : dérive du raisonnement. Jamais, il n'y a eu de convention pour le premier mot. L'un l'a prononcé, l'autre l'a accepté. Si on veut appeler cela une convention, soit. Mais alors : tout est convention.
— et ... il resterait toujours, conlinuc Rousseau, à savoir quels ont pu être les interprètes mêmes de cette couvenlion pour les idées qui, nayaot point un objet sensible. . . »
— Nous voilà retombé sur le pliébus, dont nous nous sommes moqué au chapitre v. Toutes les idées sont sensibles : l'idée de vertu comme l'idée de pomme de terre. L'idée de vertu est une sensation dérivant d'un raisonnement; comme, l'idée de pomme de terre est une sensation dérivant d'un raisonnement. Une pomme de terre, vue par un être avant le verbe, n'est pas une idée ; ce n'est pas même une sensalioa^dADS le temps ; c'est one sensation dans réteraité. El encore :
— Le rtïéme est excellent ! Vous ne savez donc pas : que, pour se reconnaître, il faut se connaître; et, qu'avant le verbe, il n'y a pas de connaissance proprement dite. Quand on affirme : qu'un chien reconnaît son maître : ou Ton parle d'une manière figurée ; ou l'on affirme qu'il a le verbe ; ou l'on dit une sottise. On dit aussi : que, les belles de nuit dorment pendant le jour. Vous ètes-vous jamais avisé, de demander à une belle de nuit, ce qu'elle avait rêvé ?
^- « Remarquez encore, continue Rousseau, que Tenfant ayant tousses besoins à expliquer... »
— On VOUS le répétera un million de fofsr : avant le verbe, il n'y a pas de besoin. C'est, comme sf vous disiez : qu'une pierre a besoin de tomber.
— a ... et par conséquent, continue Rousseau, plus de choses à dire... »
— On n'a jamais à dire que ce que Ton pense ; et, pour penser il faut parler.
— « ... plus de choses à dire à la mère, conlinve Ronsseau, que la wre à Tenfant , c'est lui qui doit faire les plus grands frais de Tinventien, et que laltngue qu'il emploie doit cire en grande partie son propre ouTrage... »
— Voilà, la répétition de l'invention d^Condillac, qui donne aux pères leurs propres enfants, pour leur apprendre à.parler. Qu'un homme danft^ fièvre poétique de l'invention, diaa:d)^s folies ; cela se conçoit, il est fiur
— « ... sur la naissance de cet art de communiquer ses pemées,» continue Rousseau...
— Dites donc : sur la naissance du raisonnement. II n'y apas de pensée, avant la communication dépensée. N'avez-vous pas dit : que, pour penser il faut parler? Eh bieni parler, c'est communiquer sa pensée. Soyez donc d'accord, avec vous-même, si vous pouvez.
— « ... et d'établir, continue Rousseau, un commerce entre les m* prits... »
— Les esprits ne communiquent pas ; voilà encore une autre bêtise. Les hommes seuls communiquent. Toute communication est relative au temps ; et des esprits, en tant qu'esprits isolés, non unis à des organismes, n'existent pas dans le temps. Unis à des organismes, ils n'y existent même : qu'après le verbe.
— - (f ... art sublime ^ continue Rousseau , qui est déjà si loin de Mi origine, mais que le philosophe voit encore & une si prodigieuse distaaet de sa perfection... »
— Loin de son origine ! Est-ce en pire ou en mieux? Un immense philosophe de votre époque disait , et disait bien : que, si le bon Dieu venait nous parler avec nos langues, personne ne l'entendrait. Quant à la perfection, pouvez-vous seulement en avoir une idée ? Où donc est votre mètre. Vous ne savez donc pas : que, le perfectionnement, en fait de raisonnement, est une sottise. On raisonne bien ou mal, il n'y a là ni plus ni moins ; et, la perfectibilité, considérée sous ce rapport,
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est bonne à mettre à Charenton. C'est, de Condillac et de Rousseau, que vient la folie de vouloir : que, les sciences dépendent des langues. Les langues dépendent : des sciences, du raisonnement. Quand le raisonnement est bon, la langue est bien faite ; quand il est mauvais, elle est mal faite ; et, tant qu'on parlera : de Dieu, de cause première, de création, etc., les langues seront mal faites.
— «... qu^il n'y a point d*homme assez hardi, continue Rousseau , pour assurer qu'il y arriyerait jamais... »
— Allons, VOUS plaisantez. Monsieur Rousseau. Du moment qu'une vérité, une seule, est connue ; les langues sont faites; comme, lorsque vous entrez dans un magasin de toile, toute la toile peut être mesurée : si, vous avez un mètre.
— «... quand les rétolutions que le temps amène nécessairement, continue Rousseau , seraient suspendues en sa faveur, que les préjugés sortiraient des académies... »
— Nous n'aimoDS pas plus les académies que vous, et probablement moins que vous ; car, elles sont maintenant plus sottes, qu'elles ne l'étaient de votre temps-, mais, avant de chasser les préjugés des académies ; il faut les chasser des académiciens ; car, les académies en sont composées. 11 est cependant vrai de dire : que, dix hommes d'esprit, réunis, ne valent pas un sot isolé ; et, c'est peu de chose.
— «... ou se tairaient devant elles, continue Rousseau, et qu*eUes
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pourraient s'occuper de c^t objet épineux durant de$ siècles enlifirs iiitcrruplion. »
— Tâchez donc de trouver quelque chose, qui ait été trouvé par une académie ; on vous donnera la pierre philosophale.
— « Le premier langage de llionime, poursuit Bousseau, le kngtge le plus universel , le plus énergique , et le seul dont il eût besoin amt (]u*il fallut persuader les hommes assemblés, est le cri de la nature. >
— 11 est fatigant de contrôler^ coatiouellement, de pareilles inepties. Le cri de la nature, le cri de. l'organisme, n'est pas un langage, vous le sayez, tous Tarez dit : et, vous êtes ennuyeux au possible, pour quîeofique a plus que des oreilles ; et, ne se contente pas de votre musique.
— t Gomme ce cri n'était arraché , continue Rousseau, que par use sorte d'instinct... »
— lise souvient qu'il a dit : que, peut-être Thomme n'a pas d'instinct. Eh bien ! dans tous les cas, l'expression une sorte d'instinct est une sottise. C'est, de l'instinct; ou, ce n'en est pas. 11 n'y a, entre l'instinct et l'intelligence, aucune espèce de comparaison. SU y en avait : il n'y aurait ni instinct ni intelligence ; il y aurait force et rien de plus .
— (X ... dans les occasions pressantes, continue Rousseau, pour Inpiorer du secours dans les grands dangers^. »
Implorer, c'est raisonner; et, on ne raisonne pas
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sans le verbe. Vous êtes enDoveiix comme une moa* che : dont, on ne peut se
— « ... ou da soulagemeat daaf lef mai v W&Htlf, i¥ÊAiM!ut KvukvtA^^ il n'était pas d'un grand nsaf e dans le c^mn wéuÈ»mt de la rje , «»» ;ê^ gaent des senlimenls plus modérés, a
— Avant le verbe, fln'v a pas de semimeiiU ao pLo* riel. Le plariel du sentiment appailieat an f^oips: et. avant le verbe, il n'y a qa'étemité.
— > « Quand, cMitinne Kammeim , kn iiéei é^ ImaoÊUH^, >
Et les idées des bêles, qu'en faîUS'V<His ?
— «... conuBeBcereat, cmU^k tk^muen^ a « <liaért «4 a « plier, et qu*îl s*établît estre eax one cof^nmaiWt ^4» «sU^wSe..^ >
— Allons, voilà un bomme qui va s'ima^rin^ : 'ju^. U communication est maintenant plrj5 étroite, entr*? d^tfx rois qu'entre le premier couple. Communiquer na pensée, c'est communiquer sa pen.%é^ ; il n'y a la : ni large ni étroit.
— a ... ils chercliârear, oontïiUK R>>a(i^3, ié:i tf/v^ ^491 A/.^i^/t<ki et an langage plus étendu, a
— Cela signifie tout bonnem^rnt : qii/;, quand %i^irtf:rit des pommes de terre ou ries patates, daii« un p^iy» où il n'y en avait pas auparavant ; on leur donne deti noms. Quelle malice !
«lli moUiplièreot, continue Rouf seau , les infleiions de voit,,, •
14i SCIENCE SOCIALE.
— Allons ! nous voilà dans la musique. Probablement, nous allons \oir danser le roi David ; car, Condillac le fait intervenir dans cette affaire.
— « ... el y joignirent, continue Rousteau, les gestes... »
— Ainsi, vous vous imaginez : que, les sons articulés ont précédé les gestes. Vous vous trompez , seigaenr. L'homme s'est montré, pour dire moi; il a montré sa compagne, pour dire toi; et, avant d'articuler moi el toi; et, avant de se montrer mutuellement, les expressions toi et 7not^ signes de ces idées respectives, avaient été ime étreinte. Vous imaginez-vous qu'ils vont montrer : un arbre, le ciel ou le bon Dieu, avant desenuotrer eux-mêmes. Vous ne savez donc pas que tout raisonnement, tout, tout, tout sans exception, serapporte au moi; et, qa'égo'iserj passez-nous le terme, ou raisonner; c'est, la même chose.
— - « ... qui, par leur nature, continue Rousseau, sont plus expressifs... »
— Les sons, ni les gestes, ne sont expressifs en rien et pour rien. Il n'y a d*expressif : que, le sens qu'on y attache. En dehors du sens, le geste ou le son n'affecte que Torganîsme.
— n ... et dont, continue Rousseau, ic sens dépcud moins d*nne(i^ tcrmination antérieure. »
— Antérieure ou présente, n'importe. Dès qu'il y*
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déternmiatioD, il y a raîsoimemeot ; et, où il n> à pas raisonnement, il n'y a qa'orginisme.
— « Ds eTprinuîeot donc ie* ob'Hf TÎfib'M et BMlnles par des gestes, contÎDue Rotisseao, et ceov <|«i Irâppeal Touîe par des tons îaûtàtiC^. m
-^ 11 n'y a pas de différence, entre les s<mis et les gestes, du moment qu'on sens leur est attaché. Le moindresigne,lamoindre exclamation contiennenttoute uiVLphrase ; et, si le sens de la phrase n'y est attaché t0^eotîer, le signe ou l'exclamation cessent d'être signe ou exclamation ; et, ne sont plus que des mouvements : causant attraction ou répulsion. Vouloir expliquer Torigine de la pensée, par la parole, est une sottise. Primitivement, la pensée et la parole ; ou, pour être plus précis, la parole et le verbe; naissent simultanément. C'est ensuite le raisonnement qui fait pensée ^P^role; ou plutôt l'âme : au moyen du raisonnement.
— « Mais, continue Rousseau, comme le gesto n'indique guère que les objets présents ou faciles à décrire... »
— Le geste n'indique rien du tout. C'est, le sens : qui y est attaché, qui donne rindication. Ln moulin à vent ferait le même geste qu'on n'y ferait pas attention, Allez-vous, quand un perroquet vous appelle?
— « ... et, continue Rousseau, les actions visibes... »
— Ilîi'y a pas d'actions visibles aux yeux seuls. Les yeux ne voient pas, c'est l'âm»' ; 1 1, l'âme ne voit