‹ Science sociale (volume 2)Chapitre 43 sur 55 · IV · texte numérisé non relu

IV

au phjsifjue. Uant i n'existe pas encoir.

— « ... bGo, continue Itousieau àcliargeiranllBleinps... »

— Avant (jiiel temps? .

il n'y a ni superflu ni chai tir (le l'ignorance ? JI j est ( académies que partout ailli

— ■ ... ni Inrdiï, le mil iustiDcl loul

c qu'il lui Mdi

— Mans le prélcndu et; de vie humainement dite; il que, une vie de htic.

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renient. 11 a mille préjugés : quand le Hoitentot n en a qu'un.

— «... qoe ce qu*il lai faut pour vivre en société, » coalinne Rousseau.

— Rousseau s'imagine : que, les Hottentots ne sont pas en société. Les Chinois aussi nous appellent des barbares, des sauvages ; et s'imaginent : qu'eux seuls sont en socié.té.

-— « n parait d*abord, continue Rousseau , que les hommes dans cet état. . . »

— Pour Rousseau, l'état de nature, tantôt s'étend jusqu'à l'aliénation du sol aux familles, et comprend l'état de chasseur, de pêcheur, de pasteur, etc. ; tantôt il est restreint à l'existence avant le verbe. Nous voilà de nouveau avec l'homme avant le verbe.

— «... n'ayant entre eux, continue Rousseau, aucune sorte de rclatioABMrale... o

— Il serait curieux : qu'il y eût des relations morales avant le verbe. Dans ce cas il paraît est une expression : que nous laisserons à qualifier.

— n ... ni de devoirs connus, continue Rousseau, ne pouvaient élrc ni bons ni méchants^ et n'avaient ni vices ni vertus, à moins que, prenant ces ni^lfl chHN un sens physique^ on n'appelle vices dans l'individu les qualités qui peuvent nuire à sa propre conservation, et Tertus celles qui pcit» venl y contribuer, auquel cas il faudrait appeler le plus vertueux celui qui résisterait le moins aux simples impulsions de la nature. Mais sans nous écarter du sens ordinaire, il est à propos de suspendre le jugement que nMn pourrions porter sur une telle situation... »

être, «^il 7 a une justice étemelle ; puisque les hommes se Barrent mutuellement de bourreaux. A mesure, qne Texpiation se fait, le mal augmente ; et, le remède sort : de Texcès du mal même. Quand, la société ne peut plus exister : basée sur le mensonge, sur le vice; elk finit par se baser : sur la yertu, sur la mérité.

•i— « ...ouy continue Rousseau, s* ils oe seraient pts, à to«t prendre, te une situation plus heureuse , de n'avoir ni mal à craindre m bien à eipérer de personne... »

— Et c'est un logicien, qui dit de pareilles folies! C'est, comme si on demandait : s'il vaut mieux exister que de ne pas exister. Certes, si Tordre moral n'existe pas, il vaudrait mieux : ne pas exister que d'eïistcr. Mais, qu'on y fasse attention. Si, Tordre moral n'existe pas, en réalité; nous n'existons pas, en réalité. Alors, tout est nécessaire ; il n'y a ni mieux ni pire. Noos sommes des illusions ; et, toute pensée et action est aussi : illusion.

— «... que de s*êtrc soumis, continue Rousseau, à une dépendance universelle... »

— Quelles rêveries, s être soumis !îie dirah*on pas : que, les hommes avant le verbe, sont convenus d'inventer le verbe ? Il faut être malade : pour dire de pareilles choses.

— « ... et de s'obliger, continue Rousseau, à tout recevoir de ceux qui ne s* obligent à leur rien donner. »

— Ceci est un pur galimatias. Si Rousseau veut

réel, relatif à une autre \ie, les vices sont funestes aux individus vicieux, et les vertus avantageuses aux individus vertueux. S'il n'y a pas d'ordre moral, les vices sont souvent avantageux aux individus vicieux, et les vertus presque toujours funestes. Du reste, s'il n^y a pas d'autre vie : il n'y a ni vertus ni vices ; à moins, qu'on ne parle, dans le sens physique, que Rousseau a énoncé. Relativement à la société, et si on appelle vice : le maintien, de la société dans Terreur, au moyen de la force et du sophisme; alors, le vice est tellement avantageux à la société, pendant toute l'époque d'ignorance : que, sans le vice, la société, l'humanité périraient. Il y a plus : si l'ordre moral existe, si la justice éternelle existe, il faut que les mauvaises actions soient punies; et, pour qu'elles le soient, il faut : qu'il y ait des mondes, où la somme des maux soit plus grande que celle des biens , et, que cette différence puisse exister, dans toutes les proportions possibles, comme les fautes commises ont, dans leur intensité, toutes les proportions possibles.

— « ... ou , continue Rousseau , si le progrès de leurs connaissances est nn dédommagement suffisant des maux qu'il» se font mutuellement à mesure qu'ils s'instruisent du bien qu'ils devraient se faire... »

— A mesure, que les fausses connaissances se développent ; la fausse instruction croit démontrer : que, faire du bien aux autres, à son détriment, est la plus grande des sottises. Aussi, pendant toute l'époque d'ignorance, le malheur des masses augmente, avec le développement des fausses connaissances : et, cela doit

Use, ne peut avoir qu'une sotte définition. C'est, cepefidant, sur cette sottise que repose : tout l'échafaada^ encyclopédique;

— « ... mais les conséquences qu'ail lire de la sienne, <ioniioue Rousseau, montrent qu'il la prend dans un sens qui n*est pas moins fam. b raisonnant sur ces principes qu*il établit, cet auteur devrait dire qae Tétât de nature étant celui où le soin de notre consenration est le mmos préjudiciable à celle d* autrui... »

• — Avant le verbe, il n'y a : ni soin, ni conserratioD dans le sens de prévision, ni préjudice, ni autrui. Tout cela est relatif : au temps, au raisonnement ; et, avant le verbe : il n'y a, ni temps, ni raisonnement, fln'y a pas d'autrui pour une écritoire ; il n'y a pas d'autnii pour une laitue.

— « ... cet état était par conséquent^ continue Rousseau^ le pluspropre à la paix... »

— Avant le verbe, il n'y a ni paix ni guerre. Direzvous : que, les mauvaises herbes font la guerre aui laitues ?

— « ... et, continue Rousseau, le plus convenable au genre homtio. «

— Avant le verbe, il n'y a pas de genre humain; à moins qu'on ne veuille dire : qu'avant le verbe, le genre humain existait ; comme le monde, avant la création, existait dans la pensée de Dieu. Avec de pareilles billevesées, on justifie : tout ce qu'on veut.

— « Il dit précisément le contraire, » continue Roasaeau...

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Et, ce contraire ne vaudra pas mieux.

— «... pour avoir fait entrer mal à propos, continue Rousseau, dans le soîn de la conservation... »

— Encore une fois, avant le verbe, il n'y a pas de soin; il n'y a : que des tendances.

— «... dans le soin de la conservation de Thomme sauvage, continue Roosseau, le besoin... d

— Avant le verbe, il n'y a pas de besoin ; il n'y a : que des tendances.

— - < ... le besoin de satisfaire, continue Rousseau, une multitude de passions qui sont Touvrage de la société... »

— Avant le verbe, il n'y a pas de passions proprement dites ; il n'y a : que des tendances. C'est, lorsque ces tendances, sont protégées ou combattues par le raisonnement, qu'elles deviennent passions proprement dites. Direz -vous : que, le chien de chasse a la passion de chasser les lièvres ?

— a ... et, continue Rousseau, qui ont rendu les lois nécessaires. »

— La nécessité des lois dérive : de l'existence du raisonnement. Partout, où il y a raisonnement, il faut : pour que l'ordre qui est l'existence sociale, l'existence des raisonneurs, l'existence du raisonnement, puisse persister : qu'un raisonnement, relatif aux actions, soit obligatoire. C'est, ce raisonnement obligatoire qui

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porte le nom de loi. L'existence d^mie loi, a^ant k raisonnement, est aussi stupide : que Texistence d'un droit.

— « Le méchant, difr-il, est on enfant robnile, s contîmiâ Bigciu.

— Si, cette proposition signifie : que, le méchant est un enfant qui raisonne mal ; la proposition est juste. Mais, si elle signifie : que, le méchant est un enfant qd ne raisonne pas; c'est ,^ne sottise. En dehors du raisonnement, il n'y a : ni bonté ni méchanceté ; et un enfant qui, en naissant, étranglerait sa mère; nt serait pas plus coupable : que, celui qui cause sa mort, par les douleurs de Tenfantement.

— a II reste à savoir^ continue Rousseau, si Thomme sauf âge... »

— Dites donc, rhomme arant le Terbe; et, non pas l'homme sauvage !

— « •»» ii riiMnne «wi^ge , coniinae RouaaiiaL, «ft «k enlMi: buste. V

— Si, par enfant, vous entendez, un être qui ne parie pas, qui ne raisonne pas ; et, par robuste, un enfant aussi grand qu'un homme ; il est clair : qu'un homme, avant le verbe, est un enfant robuste.

— <r Quand on le lui accorderait , poursuit Itoussean , qu^ea concli rait-il? Que si, quand il est robuste, cet hmsne des autres».. »

— Relativement à l'individu, existant avant le verbe,

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il n'y a : ni autres, ni dépendance ; pas plus qu'une pierre n'est un autre pour une autre pierre ; pas plus qu'un chêne ne dépend du tonnerre. Quand on mêle, continuellement, le propre et le figuré; on ne peut faire : qu'un galimatias continuel.

— « ... était anssi dépendant des autres, eontinue Rousseau, que qmÊtté il est foible, il n*j a sorte d'excès... »

— Ici, le mot èxchs^ se rapporte au raisonnement. On ne dit pas les excès de la foudre. Avant le raisonnement, il n'y a pas d'excès.

— «... il n'y a sorte d* excès , continue Rousseau , auxquels il ne se portât; qu'il ne battit sa mère lorsqu'elle tarderait trop à lui donner la imuKiw... *

— C'est, ce que font tous les enfants ; sans, pour cela être méchants.

— «... qu'il n^étranglât un de ses jeunes frères, continue Rousseau , lorsqu'il en serait incommodé... )»

— A la force près, c'est ce que font tous les enfants, avant le verbe ; sans, pour cela être méchants.

— « ... qu'il ne mordît la jambe à Tautre , continue Rousseau , lorsqu'il en serait beurté ou troublé, o

— C'est, encore, ce que feraient toufi les enfants ; s'ils avaient des dents avant le verbe ; et cela : sans être méchants.

f— a Mais ce sont, conlinue Rousseau, deux suppoftiiions cooiradic* toircs dans Tétat de nature que d'être robuste et dépendant, p

— Encore une fois, avant le verbe la dépendance proprement dite n'existe pas. Direz-vous : qu'une laitue dépend de l'arrosoir?

— « L'homme est faible quand il ef t dépendant , continue Roniieiii , et il est émancipe avant d*étre robuste. »

— Ceci est du galimatias.

— « Hobhes n*a pa» tu, continue Rousseau, que la même caose qui empêche les saurages d'user de leur raison... » .

— Avant le verbe, il n'y a pas de les ; un pluriel humain est l'expression d'une société ; et, avant le verbe, il n'y a pas de société.

— <« ... comme le prétendent nos jurisconsultes, conlinue RoussesD* les empêche en même temps d'abuser do leurs facultés... d

— Avant le verbe, il n'y a : ni temps, ni abus, ni faculté •

— (( ...comme il le prétend lui-même, continue Rousseau; deswte qu^on pourrait dire que les sauvages... »

— Dites donc l'homme avant le verbe ! Il y a, entre nous et les sauvages, parité quant à l'ignorance de la vérité. Seulement, chez les sauvages, il y a, pour les masses : moins d'injustice sociale.

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— « ... que les sauvages, contiouc Rousseau, ne sont pas méchants précisémeni parce qu*i1s ne savent pas ce ([uc c*c:»t qu'être bon?. >

— Ceci est juste, pour rhomme avant le verbe. Or, n'être ni bon ni méchant, c'est moralement, humainement : n'être rien du tout.

— <f Car ce n*est ni le développement des lumières , continue Rousseauy ni le frein de la loi , mais le calme des passions et Tignorance du vice qui les empêche de mal faire. »

— Avant le verbe, il n'y a pas de lumières, pas de lois, pas d'ignorance, pas de savoir, pas de vice, pas de vertu. Toute cette tirade est un attrappe-sots.

— a Tanio plus in illis provicit viliorum ignoratio quam in his cogaUhvirîutis. Il y a d'ailleurs, continue Rousseau, un autre principe que llobbes n'a point aperçu, et qui, ayant été donné à l'homme pour adoucir en certaines circonstances la férocité de son amour-propre ou le désir de se conserver avant la naissance de cet araour, tempère l'ardeur qu'il a pour son bien-étrc par une répugnance innée à voir souffrir son sem* hiable. » .

— Il ne s'agit : ni de principe donné à l'homme, ni de causes finales, folies qui se rapportent également au matérialisme et à l'anthropomorphisme; il ne s'agit pas davantage : de férocité, de désir, ni d'amour-propre, proprement dits, qui se rapportent au raisonnement, et ne peuventexister avantle verbe ; il s'agit : d'une répulsion organique à la vue ou au son de ce que, après le verbe, l'homme appelle souffrance. Cette répulsion existe ; mais, elle se trouve vaincue : par toutes les tendances de conservation. C'est, sur cette simple et faible répulsion, qui n'empêcherait pas l'homme, avant le

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\erbe, démordre ce qui s'oppose à ses tendances; que, le dix-huitième siècle aéchafaudéson droit naturel ; ce qui n'a pu l'empêcher de reconnaître ce qu'il appelle: la férocité de son homme naturel.

— « Je ne crois pas, continue Rousseau, aToir aucune contradîcdot i cr(iin(lre... »

— Voilà, toujours , ce que dit un avocat ; quaadil sait : qu'il a tout à craindre. On appelle, cela, une figure de rhétorique; ce qui signifie : un artifice dans le mensonge.

— a ... en accordant à riiomme, continue Rousseau, U seule Terta naturelle... »

— Une vertu naturelle, une vertu organique, est one sottise. Avant le verbe, il n'y a : ni vice ni vertu.

— « ... la seule vertu naturelle , continue Rousseau y qu^ait éié faite de reconnaître le détracteur le plus oulré des vertus humaines. »

— Vertus humaines 1 Et les vertus de cliien, comment sont-elles ? Les mots vertu humaùie, ^ience h\h maine^ etc., ne peuvent être entendus, par le bon sens. sans exciter : un sourire de pitié.

— (( Je parle de la pitié, continue Rousseau, disposition conTenaMe à dts êtres aussi faibles et sujets à autant de maux que nous le sommes... >

— Avant le verbe il n'y a ni bien ni mal, non-a^^ lement au moral, qui n'existe pas alors ; mais, même au physique. Le bien et le mal sont relatifs au temps; et, avant le verbe, le temps n'existe pas.

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— « ..• Terlfi d'aillant plus unÎTerselIe et d'autant plus utile à lliomme, continue Rousseau, qu'elle précède en lui Tusage de toute réiett^n, €i ai ntlmrelle que les bêles mêmes eu doaoeot des sîgoes sîbles. »

— Quand même, les chiens Mtiraient des hôpitaux pour les enragés ; quand même, ils auraient des bureaux de nourrices, et des entrepreneurs de pompes fiinèbres ; si, tout cela existait sans le verbe ; ce ne scnient que des tendances organiques et non pas des vertus. Quand on fait de la science, il faut laisser de côté ; tous les oripeaux poétiques. Le fait est : que, dans toute série animale, lorsqu'un individu est faible, malade, tous les autres s'en éloignent ; à moins que ce ne soit pour nuire à sa conservation.^ La nature, c'est le diable, c'est tout |ce qu'il y a de pire : socialement parlant ; et , des hommes avant le verbe , des hommes naturels, forcés de vivçe ensemble, se dévoreraient bientôt; si, le développement du verbe ne venait enchaîner : lem's tendances organiques.

•— < Sans parter^ continue Rousseau, de la tendresse des m^res pour leurs petits... »

"—Allons I encoi^ de la poésie, encore des figures. ILb'j a pas de tendresse avant le verbe ; il y a tendance OTjaiuque. Donnez des œufs de canne, à une poule ; elle sera folle de ses petits. Et, nous disons folle : puis* que vous aimez les figures. Tout cela est du verbiage; propre à amuser : des lectrices de romans.

— « ... et, continue Roosscau, des périls quelles brnvent pour les en garantir... »

— Allons ! voilà les poules transformées en amazones. Prenez donc votre mouchoir, et courez au mé« lodrame.

— a ... on observe tous les jours, contioae Rouisean, la répopuce qtt*oat les chevaux à fouler aux pieds un corps Tivanl. »

— Et ces horribles fauvettes, qui ne mangent que des êtres vivants 1 Vous verrez que c'est la civilisation qui les a portées : à ne pas vivre de citrouilles 1

-— a Un animal ne passe point sans inquiétude auprèi> d'un aniiul mort de son espèce, continue Rous>eau ; il y en a même qui leur dooneoi une espèce de sépulture... »

— Vous le voyez : les bêtes ont des entrepreneurs de pompes funèbres.

— « ... et les tristes mugissements du bétail entrant dans une Ihhicherie, continue Rousseau , annoncent l'impression qu'il reçoit de Tborriblc spectacle qui le frappe^ etc.

«... Quoi(|u*it puisse appartenir à Socrate et aux esprits de sa trempe d'acquérir de la vertu par raison... »

— De la vertu sans raison ! de la vertu de chien, ou de la vertu d'un enfant qui tette, ou de la vertu du sauvage de T Aveyron , sont de bien belles choses ! Et, tout un siècle a admiré ces folies ; et, la moitié de notre siècle les admire encore !

— «... il y a longtemps que le genre Lumain ne serait plus, coBtÎDie Rousseiu , si sa conservation n'eût dépendu que des raisonnements de ceux qui le composent. »

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r— Ne diraitron pas : que, ce ton dogmatique est Texpression de la vérité? Le fait est, cependant : que, sans le raisonnement , le genre humain n'existerait pas deux générations. Pour le savoir, ouvrez le^^yeux; et, étudiez l'histoire naturelle.

— > < Concluons, continue Rousseau, qu*errant dans les forêts... »

•—Ces Messieurs s'imaginent : que, là où l'homme n'a pas pénétré, il n'y a que forêts. Il serait bon d'avoir quelque peu voyagé, avant de parler du pré- -tendu état de nature.

— «... sans industrie, continue Rousseau, sans paiolb, sans domicile, sans guerre et sans liaison, sans nul besoin de ses semblables... »

— Pas même, pour lui donner à teter.

— «... comme, continu» Rousseau, sans nul désir de lui nuire... n

— JSans désir, bien. Avant le verbe, il n'y a pas de dftir. Mais, sans tendance, c'est autre chose.

— «... peut-être même, continue Rousseau, sans jamais en connaifre aucun indiifiduellemeut... »

— Le peut-être est inutile. Avant le verbe, il n'y a de connaissance qu'au figuré. Si, c'est au figuré, le peut-être est encore inutile : il n*y a pas de plante qui ne connaisse parfaitement la lumière ; et , le fer connaît très-bien l'aimant.

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